Libellule : 2 articles

L’aile de la libellule (2010)

Certaines libellules peuvent planer pendant 30 secondes, pratiquement sans perdre d’altitude. Quel est leur secret ? Une aile aérodynamique qui ne ressemble à aucune aile issue de l’industrie aéronautique !
Considérez ceci : L’aile ultrafine de la libellule est nervurée, conformation qui l’empêche de se tordre. Des chercheurs ont constaté que ces nervures procurent à l’insecte une excellente portance en vol. “ De l’air circule dans des cavités situées entre les nervures, créant des zones de très basse résistance, qui favorisent l’écoulement d’air générateur de portance autour de l’aile ”, explique la revue New Scientist.
Abel Vargas, ingénieur en aérospatiale, et ses confrères ont étudié l’aile de la libellule et en ont déduit que “ s’inspirer d’ailes biologiques pour concevoir les microvéhicules aériens est des plus pertinent ”. Équipés d’une caméra ou d’autres instruments, ces minirobots volants présentent plusieurs utilités, comme obtenir des informations depuis les lieux d’une catastrophe ou surveiller des taux de pollution.

L’œil composé (2008)

“ Une superposition de structures parfaitement agencées. ” C’est en ces termes que Luke Lee, professeur à l’Université de Californie (États-Unis) décrit l’œil composé que possèdent de nombreux insectes.
Considérez ceci : L’œil composé, ou œil à facettes, d’insectes comme l’abeille et la libellule contient une multitude d’unités optiques, chacune orientée dans une direction différente. Les images produites par chaque lentille se combinent pour former une grande vue en mosaïque, remarquablement adaptée à la détection du mouvement.
Des chercheurs étudient des moyens de reproduire l’œil composé afin de fabriquer des détecteurs d’objets en mouvement rapide et des caméras multidirectionnelles ultrafines. L’une de leurs diverses applications serait médicale et permettrait, par exemple, d’explorer l’intérieur de l’estomac. Le dispositif envisagé est un “ appareil minuscule ” pouvant être avalé par le patient. Une fois dans l’estomac, il recueillerait des informations au moyen de son œil composé, puis les communiquerait grâce à une transmission sans fil.
Une équipe de bio-ingénieurs a déjà élaboré un œil composé artificiel réunissant plus de 8 500 lentilles qui tiennent dans le volume d’une tête d’épingle. Mais ce produit de la technologie n’est rien à côté de l’œil composé que l’on observe chez les insectes. Celui de la libellule, pour ne citer qu’elle, compte 30 000 unités optiques !

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