Colibri

La langue du colibri (2010)

Les chercheurs analysent d’infimes quantités de sang, d’ADN et d’autres substances sur une surface en verre de la taille de votre main. Dans ce domaine, la microfluidique, on déplace de minuscules gouttes en recourant à la succion ou à des pompes. Mais ces méthodes sont souvent inefficaces. Y a-t-il un meilleur moyen de transporter des liquides à une si petite échelle ? Selon John Bush, maître de conférences à l’Institut de technologie du Massachusetts, “ la nature a déjà résolu ces problèmes ”.
Considérez ceci : Pour amener le nectar d’une fleur à sa bouche, le colibri ne gaspille pas son énergie en recourant à la succion. Il profite plutôt de la force de cohésion, grâce à laquelle, sur une surface plane, l’eau défie la pesanteur en prenant une forme de goutte. Lorsque la langue du colibri entre en contact avec le nectar, la surface du liquide la force à s’enrouler en forme de paille très fine. Le nectar est alors attiré vers le haut. En fait, l’oiseau s’épargne des efforts inutiles en laissant le nectar monter tout seul le long de la “ paille ” vers sa bouche. Sa langue peut ainsi se recharger jusqu’à 20 fois par seconde !
On a également observé ce genre de “ siphon autoformé ” chez certains échassiers, qui boivent selon le même procédé. Évoquant cette faculté, le professeur Mark Denny, de l’université de Stanford (Californie, États-Unis), a observé : “ Cette combinaison d’ingénierie, de physique et de mathématiques appliquées est tout bonnement extraordinaire [...]. Aucun ingénieur ou mathématicien auquel on aurait demandé de concevoir un dispositif permettant à un oiseau d’amener l’eau de son bec à sa bouche n’aurait pensé à celui-ci. ”

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