1995 : Parlant des écoutes indiscrètes comme “du passe-temps national” au Japon, Mainichi Daily News signale qu’“avec 60 000 microémetteurs vendus [chaque année], le Japon est l’un des pays où l’espionnage électronique est le plus répandu”. Certains appareils sont si petits qu’ils tiennent dans un stylo. Il en est qui peuvent capter une conversation à 15 mètres et la transmettre à trois kilomètres. Qui se livre à ces indiscrétions? Selon le journal, nombre de ces espions amateurs se contentent de balayer “la bande de fréquences pour trouver les potins les plus croustillants”. D’autres, par contre, “sont des individus qui veulent être rassurés sur les sentiments de leur partenaire, ou des pères qui souhaitent surveiller les déplacements de leur fille”.
1995 : Selon des estimations de l’Organisation mondiale de la santé, 10 des plus de 15 millions de cas de contamination par le virus du sida à travers le monde ont été enregistrés en Afrique, ce qui en fait le continent le plus touché. Le professeur Nathan Clumek a comparé les moyens mis en œuvre pour lutter contre l’épidémie de sida à de “petites digues de sable face à des rivières sans cesse gonflées par des sources incontrôlées”. Dans un entretien accordé au Monde, le professeur Clumek a déclaré que les chefs d’État africains n’ont toujours pas pris conscience de l’hécatombe que va provoquer le sida sur le continent africain. En 1987, quand ce spécialiste avait estimé que 10 % des Africains seraient infectés par le sida, beaucoup pensaient qu’il exagérait. Aujourd’hui, on parle de 20 à 40 %.
1995 : “‘La mer regorge d’autres poissons’, dit un proverbe anglais. Ce n’est pas vrai, a écrit l’Economist. La mer, avec son abondance, est exploitée au delà de ses limites.” Depuis 1989, qui fut une année record, le total mondial des captures en mer ne cesse de diminuer. La raison en est simple: “On laisse trop peu de poissons dans les océans pour permettre la reconstitution des stocks. Les pêcheurs puisent dans le capital, détruisant les ressources même qui devraient assurer leurs prises.” Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, 13 des 17 plus importantes pêcheries du monde rencontrent de graves difficultés, 4 d’entre elles étant commercialement dans le rouge. Grâce aux techniques modernes, telles que le sonar et la communication par satellite, les pêcheurs sont désormais en mesure de localiser les bancs de poissons jusque dans les endroits les plus éloignés et de retrouver avec précision les zones poissonneuses. De gigantesques navires-usines de la taille d’un terrain de football, équipés de filets encore plus vastes, moissonnent d’énormes quantités de poissons. Selon l’Economist, les États sont responsables de ce gaspillage, car 90 % des prises mondiales sont réalisées dans les eaux territoriales de certains pays, à moins de 200 milles marins (370 kilomètres) des côtes. Ces gouvernements tiennent les bateaux étrangers à l’écart, mais autorisent la multiplication de leurs flottilles, allant jusqu’à les subventionner.
Tant pis pour ceux qui ne sont pas là ! Car non seulement il ne se trouvera pas de bonne volonté pour défendre leurs intérêts, mais de surcroît on ne se privera pas d'en dire du mal, comme le suggère la pièce de Destouches, "l'obstacle imprévu" (I, 6), daté de 1717, où apparaît cette locution devenue proverbiale.
Kabila s'empare du pouvoir à KinshasaLe chef des rebelles Laurent-Désiré Kabila s'empare de Kinshasa (capitale du Zaïre), chasse le dictateur Mobutu Sese Seko et s'autoproclame chef de l'Etat. Il rebaptisera le Zaïre "République démocratique du Congo" et mettra en place un régime autoritaire. L'année suivante, la guerre civile ravagera le pays. En 2001, Kabila sera assassiné et son fils, Joseph Kabila, deviendra président.
Eruption volcanique dans l'Etat de Washington
Date de dernière mise à jour : 17/05/2012