1973 : 55 Coups d'oeil

Des cornées en plastique

1973 : Certaines personnes ayant besoin d’une nouvelle cornée préfèrent éviter les transplantations. Le Dr Hernando Cardona, du service ophtalmologique d’un hôpital de New York, a mis au point une cornée en plastique. Une technique du même genre a été élaborée en Angleterre. On rapporte qu’au cours des dernières années, plus de 250 malades ont retrouvé la vue grâce à ces petites cornées en plastique. Contrairement à ce qui se passe lors d’une transplantation d’une cornée naturelle, le corps ne semble pas rejeter une cornée artificielle.

Conséquences tragiques des préjugés religieux

1973 : Soixante-dix-huit personnes sont mortes noyées parce qu’elles ont refusé d’utiliser la même corde pour sortir saines et sauves de leur autocar accidenté. La raison ? Elle est donnée par une dépêche de l’agence Reuter en provenance de New Delhi (Inde) selon laquelle ces personnes "appartenaient à deux castes élevées différentes".

"La violence devient dure, gratuite, cruelle"

1973 : C’est ainsi que s’expriment des magistrats et des policiers français à propos de l’évolution de la délinquance juvénile. De plus en plus d’adolescents et même d’enfants de moins de dix ans commettent des vols, des cambriolages, des crimes et des actes de violence sadiques. Commentant cette situation, le commissaire Bégin, du bureau des mineurs à la direction des polices urbaines, fit ce commentaire rapporté dans Le Journal du Dimanche du 26 août 1973: "La délinquance juvénile, dans son ensemble, a progressé, selon une étude à laquelle je me suis livré dans toute la France (sauf Paris et la proche banlieue), de 147 pour cent entre 1964 et 1970 (...). Ce qui est inquiétant, c’est que les rares actes de violence deviennent plus brutaux. La violence est devenue sauvage, gratuite, cruelle et met en scène des mineurs de plus en plus jeunes. On voit maintenant des enfants jeter des cocktails Molotov." Quant aux raisons profondes et aux mobiles, le commissaire Bégin déclara : "Les jeunes sont violents parce qu’ils ont peur. (...) Ils ont besoin que la société leur offre des valeurs morales. Or, elle en est devenue incapable. Le sens de l’effort, du travail a disparu (...). La religion a démissionné, les enseignants ont démissionné, les parents ont démissionné."

Violentes persécutions

1973 : Au Malawi, en Afrique du Sud-Est, les témoins de Jéhovah sont de nouveau l’objet de violentes persécutions. En 1964, une vague de violence avait été déclenchée contre eux, et un millier de leurs maisons et plus d’une centaine de leurs Salles du Royaume avaient été incendiées ou détruites. De nombreux témoins avaient subi des traitements si cruels qu’ils avaient dû être hospitalisés. Huit d’entre eux avaient été tués en raison de leur foi. En 1967, des actes sauvages avaient de nouveau été perpétrés contre eux avec l’assentiment des autorités. Leurs maisons ont été détruites, ils furent battus, et plus d’un millier de leurs femmes et de leurs filles furent violées. Les témoins de Jéhovah sont interdits au Malawi parce qu’ils refusent, par motif de conscience, d’adhérer au parti du Congrès de ce pays. En septembre 1972, ce parti unique au Malawi adopta une résolution demandant que tous les témoins de Jéhovah soient renvoyés de leur emploi et chassés de leur maison, et que le gouvernement accorde sa protection aux membres du parti qui participeraient à cette opération : Il en résulta une vague de persécutions cruelles. De nombreux témoins ont été chassés des villes et se sont réfugiés dans la forêt. Plus de 18 000 d’entre eux se sont enfuis du pays à pied. Selon une dépêche de l’agence France-Presse, publiée dans Le Monde du 27 octobre 1972, “plus de 10 000 témoins de Jéhovah se sont réfugiés en Zambie, victimes de mesures d’expulsion ou de violences au Malawi, où le parti gouvernemental a décidé que leur présence était indésirable. L’ONU a alloué, le lundi 23 octobre, une somme de 40 000 dollars à la Zambie pour venir en aide à ces réfugiés”. D’autres dépêches indiquent qu’au moins dix témoins ont été tués.

Tromperies caractéristiques

1973 : Il est très courant d’attirer les clients en ajoutant un article "gratuit" à l’achat d’un autre, alors qu’en réalité le prix de ce dernier a été gonflé. C’est une pratique fréquente dans les magasins de meubles. Un magasin offrait par exemple une machine à coudre gratuite à tout acheteur d’un "canapé-lit moderne en mousse de nylon" de 130 dollars. Des mois plus tard, le même magasin présentait le canapé-lit tout seul pour 38 dollars.  Un autre piège à éviter est l’offre d’articles au "prix de gros". Ces articles devraient être beaucoup moins chers puisque les bénéfices des détaillants sont supprimés. Cependant, ces réclames ne sont souvent que des attrape-nigauds destinés à attirer les clients. Il est donc prudent de jeter un coup d’œil dans les environs, afin de connaître les prix, car le prétendu "prix de gros" pourrait bien être plus élevé que le prix de détail habituel.  Les "étiquettes fictives" sont un autre moyen employé pour tromper le client. Certaines fabriques honorables inscrivent sur leurs caisses d’emballage le prix de détail suggéré. D’autres par contre inscrivent un prix beaucoup trop élevé, ce qui donne un bon argument au marchand. "Vous voyez, dira-t-il, le prix normal de cette montre est de 200 francs (français), mais nous vous la laissons à 100 francs." En fait, il se peut que la montre ne vaille pas plus de 80 francs. La description de l’objet elle aussi est parfois mensongère. Dans sa publicité, un bijoutier offrait un solitaire "parfait" au prix de 2 000 francs français. Cela semblait vraiment une occasion. Mais un examen a montré que loin d’être parfait, le diamant était plein de défauts. Le bijoutier fut dénoncé aux autorités qui lui ordonnèrent de ne plus décrire comme "parfait" ce genre de diamant. Quand on achète un diamant ou une montre, il est prudent de ne pas se fier aveuglément au commerçant. Il faut faire preuve d’une grande prudence également quand il s’agit de signer un contrat de vente. Assurez-vous que le contrat stipule bien tous les termes de l’accord. Souvent un vendeur fait des promesses ou formule certaines conditions qui ne sont pas incluses dans le contrat. Toutes ces déclarations sont de valeur douteuse, et celui qui achète sur une telle base pourrait bien découvrir qu’il est loin d’avoir fait une bonne affaire. Lisez attentivement tout ce qui est écrit, même en petits caractères, afin de bien comprendre à quoi vous vous engagez. Rappelez-vous qu’une signature engage légalement, mais pas une promesse de vendeur.  Évidemment, la nature humaine étant ce qu’elle est, la tentation est forte pour le commerçant de vanter sa marchandise plus qu’elle ne le mérite. Ou peut-être cherchera-t-il délibérément à tirer profit de l’acheteur, surtout si celui-ci semble manquer d’expérience. Comme le déclarait un guide pour le consommateur, l’acheteur avisé "établit la différence entre les faits et les boniments du vendeur". Le Consumer Report relate régulièrement des cas d’hommes d’affaires qui ont été condamnés pour avoir cédé à la tentation de vanter leurs produits de façon exagérée ou mensongère.  Les entreprises industrielles et commerciales ne se livrent pas toutes à des pratiques malhonnêtes. Beaucoup d’hommes d’affaires estiment que "l’honnêteté est la meilleure politique". Mais un trop grand nombre d’entre eux semblent penser le contraire. C’est pour cela que les Bureaux pour l’amélioration du commerce ont tant à faire, qu’il y a tant de revues destinées à éclairer le consommateur et que les ‘défenseurs du consommateur’ sont devenus si populaires.

Toutes les "affaires" ne sont pas de bonnes affaires

1973 : "Achetez une nouvelle maison chez nous et vous recevrez une automobile gratuite." Voilà ce que disait une annonce d’une agence immobilière. Quand un agent du Bureau pour l’amélioration du commerce se présenta en disant qu’il n’était pas intéressé par la voiture, le vendeur lui offrit la maison avec une réduction de 2 100 dollars, soit 8 500 francs français environ. L’auto n’était donc pas gratuite ; son prix avait été ajouté à celui de la maison. Il s’agissait tout simplement d’une tromperie.  Une "bonne affaire" est quelque chose qui, pour l’acquéreur, a une valeur beaucoup plus élevée que son prix. Les maîtresses de maison sont particulièrement à l’affût de ce genre d’affaire et c’est normal puisqu’elles doivent tirer le meilleur parti possible du salaire de leurs maris. Cependant, qu’elles n’oublient pas le vieil adage qui dit : "Que l’acheteur se méfie !" Il y a à cela deux raisons. D’abord, on peut être trompé. En outre, le désir d’acquérir "quelque chose pour rien", peut entraîner quelqu’un à faire des achats inconsidérés.

L’usage de la "méthaqualone" augmente

1973 : Certains juristes placent la "méthaqualone" au troisième rang des drogues prisées par les jeunes Américains, après la marijuana et l’alcool. Officiellement, c’est un somnifère qui est vendu sous divers noms. Il donne un sentiment de bien-être. Un étudiant déclara : "Quand on a bu, on sait qu’on n’est plus maître du volant ; mais quand on est sous l’effet de la méthaqualone, on croit être bien, jusqu’au moment où on se retrouve contre un pylone." Les autorités américaines et d’autres chercheurs ont averti les gens que la "méthaqualone provoque une grave assuétude".

La fumée des autres

1973 : Tel est le titre d’un court article paru dans Le Monde du 10 août 1973. On pouvait y lire entre autres choses : "Un non-fumeur qui vit régulièrement auprès de gros fumeurs court deux fois plus de risques que s’il ne les fréquentait pas, de contracter un cancer du poumon, une maladie de cœur ou de souffrir de maux d’estomac. (...) Il semble en effet qu’un non-fumeur, exposé à la fumée rejetée par ses voisins, aspire l’équivalent d’une cigarette par heure. (...) La ‘fumée des autres’ transforme les locaux fermés en véritables ‘chambres à gaz’. (...) Le taux d’oxyde de carbone s’élève d’une façon significative dans une pièce enfumée. Il peut même dépasser la ‘cote d’alerte’ de pollution dans une grande ville."

Missionnaires modernes

1973 : Autrefois, les missionnaires de la chrétienté se rendaient dans des pays étrangers pour convertir leurs habitants. Aujourd’hui, on assiste au phénomène inverse. C. W. Forman, de l’École de la Divinité Yale, déclara : "J’avais un étudiant qui est allé en Thaïlande pour servir comme enseignant dans les bataillons de la paix. Durant son séjour dans ce pays, il décida de devenir moine bouddhiste." Le Cleveland Press rapporta : "En Inde, une école de théologie chrétienne a introduit en son sein le culte selon le modèle hindou. En Afrique, des églises chrétiennes indépendantes adoptent les idées des Africains sur la sorcellerie et l’exorcisme ainsi que la polygamie et d’autres formes de culte faisant appel à l’émotion."

La pollution et le poisson

1973 : Au Japon, la pollution de la mer est si grave que le ministère de la Santé publique a publié un document qui est une sorte de "liste noire" des nombreuses espèces de poissons particulièrement contaminés, accompagné de conseils à la population pour qu’elle limite sa consommation dans ces catégories. Les Japonais ont été invités à manger moins de poisson, alors que c’est la base même de leur alimentation en protéines. Un niveau maximum de "contamination permise" est fourni aux mangeurs de poisson. Le poisson qu’ils consomment ne doit pas contenir plus de 0,4 ppm de mercure ordinaire ou de 0,3 ppm de mercure organique. (1 ppm de mercure veut dire que sur un million d’atomes il y en a un de ce métal.) Ainsi, sur la base des instructions ministérielles, les Japonais peuvent établir des menus de déjeuners ou de dîners de "poisson mercuriel", dont on leur dit qu’ils sont en dessous du niveau d’empoisonnement. Aux pêcheurs à la ligne, on conseille de rejeter à l’eau les poissons attrapés et de ne pas les ramener à la maison pour le dîner. Les eaux côtières, comme celles de nombreux lacs et rivières, sont impures.

Les Français et les troubles psychiques

1973 : Lors du congrès de psychiatrie et de neurologie de langue française, qui a réuni à Monaco, en juillet 1973, sous la présidence du professeur Lhermitte, près de sept cents médecins, il a été affirmé qu’entre 16 et 20 pour cent de la population française (soit huit millions de personnes) souffrent à un moment ou à un autre de troubles psychiques relevant d’une aide médicale. L’enquête épidémiologique menée dans une région rurale par le docteur Brunetti donne les chiffres suivants : 1,58 pour cent de la population est atteinte de psychose grave ; 1,61 pour cent de débilité mentale ; 1,17 pour cent d’alcoolisme chronique ; et 12 pour cent de névrose.

"La monnaie de César"

1973 : C’est sous ce titre que Le Figaro du 14-15 juillet 1973 publie une lettre ouverte de l’amiral de Joybert, chef d’état-major de la marine française, adressée aux évêques français. Elle répond, entre autres, à une intervention de Mgr Riobé, évêque d’Orléans, qui avait condamné les essais nucléaires français. Dans cette lettre, l’amiral de Joybert écrit entre autres choses : "C’est en catholique convaincu que j’écris. Les Pharisiens, pour tenter Jésus-Christ, lui demandèrent s’il était juste de payer l’impôt à l’Empereur. Jésus se fit montrer la monnaie de l’impôt. De qui est cette figure ? De César, répondirent-ils. Jésus reprit : ‘Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.’ (...) Or voici que depuis des mois une partie du clergé français se mêle des affaires de l’État (...). Votre métier, Messeigneurs, est d’enseigner la foi et répandre la charité. La tâche, à ce qu’il paraît, est déjà assez rude ; pour Dieu tenez-vous-y et laissez à un État respectueux des valeurs spirituelles le soin de mener la sienne."

Des lamas tibétains dans une église catholique

1973 : En juillet dernier, l’église Notre-Dame de Royan, en France, était comble lorsque des lamas tibétains ont commencé la première des cérémonies traditionnelles qu’ils présentent en France. Selon Le Figaro du 23 juillet 1973, "des tentures richement brodées avaient été installées devant l’autel, de part et d’autre d’un trône sur lequel figurait l’effigie du Dalaï-Lama. Revêtus de leurs vêtements ‘sacerdotaux’ richement parés et brodés, les moines psalmodient en continuo ; de temps à autre, ils se servent de clochettes et de petits instruments dont la sonorité éclatante tranche nettement sur la psalmodie des lamas, uniforme et très basse". Ils ont présenté plusieurs cérémonies, dont celle du "Rabnei", durant laquelle ils demandent à tous les Bouddhas d’écouter leurs prières, après quoi ils font les offrandes symboliques et rituelles. Finalement, au cours du dernier chant, les lamas ont demandé à tous les dieux auxquels ils se sont adressés pendant la cérémonie de rester présents parmi eux.

Ils "voient" sans ouvrir les yeux

1973 : Des expériences ont permis de confirmer le fait que l’on peut percevoir la lumière autrement que par les yeux seuls. Le service de la Santé mentale de la Caroline du Nord (États-Unis) a fait des expériences sur de jeunes pigeons. On s’est aperçu que ceux-ci percevaient la lumière à travers leur peau. Ils réagissaient à la lumière avant que leurs yeux fonctionnent. Cependant, on ne connaît pas le mécanisme physiologique de ce phénomène.

La pollution de la Méditerranée

1973 : Le Dr Alain Bombard déclara : "Si l’on cessait aujourd’hui de polluer la Méditerranée, il faudrait environ 100 ans avant qu’elle ne devienne pure." La pollution bactérienne de la côte voisine de Nice se remarque jusqu’à une trentaine de kilomètres au large. La faune marine est grandement menacée par la pollution. Bombard affirme qu’"il y a un quart de siècle, un œuf de thon sur 100 000 à 150 000 devenait un thon. Aujourd’hui, cette proportion est passée à un œuf sur 5 000 000".

La "pollution visuelle"

1973 : Les touristes visitant New York sont souvent choqués par une forme de "pollution visuelle" aux proportions énormes. Depuis que les jeunes gens se sont aperçus qu’avec des pistolets à peindre et des crayons marqueurs on peut dessiner pratiquement sur n’importe quel matériau, les voitures du métro, les autobus, ainsi que les édifices publics et les écoles sont couverts de graffiti. Toutes sortes de dessins et d’inscriptions, de toutes dimensions, sont tracés par des vandales qui passent une partie de la nuit dans les garages du métro pour se livrer à cette occupation. La dépense nécessaire pour nettoyer une seule voiture du métro représente le prix de 6 000 tickets, et elle ne restera pas propre longtemps. Dans la société moderne, le manque de respect pour les biens d’autrui devient de plus en plus évident.

Le bâtiment le plus haut

Le gratte-ciel Sears Tower de Chicago, achevé en mai 1973, était le bâtiment le plus haut du monde. Avec ses 436 mètres de hauteur et ses 110 étages, il dépassait de plus de 3 mètres le World Trade Center de New York.

La pollution par les objets en plastique

L’Administration nationale pour l’océan et l’atmosphère, aux États-Unis, rapporte que des otaries et d’autres mammifères marins sont blessés ou noyés par les milliers d’objets en plastique qui sont rejetés sur les côtes des îles de l’Alaska. Des observateurs ont rapporté que sur les 100 kilomètres de plage de l’île Amichitka, 24 000 objets en plastique ont été rejetés par la mer.

Des déchets radioactifs enterrés

Au Canada, près de Chalk River, trois cimetières d’environ cinq hectares chacun sont utilisés pour enterrer des déchets radioactifs aux effets mortels. Venant de différentes régions du pays, des camions apportent des poussières, des copeaux de cobalt et du papier contaminé par la radioactivité dans des bidons d’environ cinq litres, eux-mêmes placés dans des containers en plomb de quatre tonnes chacun. Ils sont enterrés dans d’immenses souterrains. Cependant, certains savants affirment qu’avant que le degré de radioactivité de ces déchets ne puisse diminuer au point d’être inoffensif, les cercueils de ciment peuvent se désagréger, et la radioactivité se répandre et polluer les eaux souterraines. Un savant taxa cett ne action de "folie criminelle".

Des animaux fous

1973 : On dit que les "maladies mentales" sont de plus en plus fréquentes chez les animaux domestiques. Selon Animal Cavalcade, journal officiel de la Fondation pour la santé des animaux, un vétérinaire déclara : "Je n'ai jamais vu autant d'animaux névrosés, atteints de maladies psychosomatiques, depuis que j'ai commencé ma carrière de vétérinaire, il y a plus de vingt ans. Il se passe rarement une semaine sans que je voie plusieurs chiens mentalement dérangés. Ils ne sont ni dangereux ni méchants, mais dérangés." Ce vétérinaire ajouta que tous ses collègues du monde entier constatent le même phénomène. Le périodique explique que les animaux familiers confinés dans des appartements ou des cours sont soumis à des tensions anormales. Il affirme qu'un grand nombre de ceux-ci reflètent les angoisses et les frustrations de leur maître.

Un coup d’œil sur les échecs

1973 : Le championnat du monde d'échecs, qui eut lieu l'été 1972 en Islande, a suscité un intérêt général pour ce jeu. Des millions de gens ont commencé à discuter des échecs ou à apprendre à jouer. "C'est une affaire fantastique", dit un fabricant américain d'échiquiers. Un vendeur dans une importante librairie de New York, déclara : "Avant le tournoi Fischer-Spassky, nos livres d'échecs ne quittaient pas les étagères. Après, ils ont tous été enlevés comme des petits pains. Maintenant, ce sont les livres qui se vendent le plus vite."Dans certains pays, les échecs connaissaient déjà une grande vogue. En Russie, c'est un jeu aussi populaire que le football ou le basket-ball aux États-Unis. En Chine, le hsiang chi, version chinoise des échecs, est un des jeux préférés. Il paraît qu'on a écrit sur les échecs plus de livres (près de 20 000) que sur tous les autres jeux réunis.

Un jeu complexe

1973 : Le plus grand attrait de ce jeu est sa complexité, qui peut être passionnante. Les échecs et le jeu de dames se jouent sur le même genre de plateau, mais celui des échecs est divisé en 64 cases, c'est-à-dire en 8 rangées de 8 cases. Le jeu d'échecs permet beaucoup plus de manœuvres ou de coups que le jeu de dames. On dit, par exemple, qu'il y a 169 518 829 100 544 000 000 000 000 000 000 façons d'effectuer les dix premiers mouvements. On pourrait se demander comment il est possible de faire tant de manœuvres sur un tableau de 64 cases seulement. Cela est dû aux différentes sortes de pièces de ce jeu et à la variété des coups qui leur sont permis.

Le sperme congelé perd sa fertilité

1973 : Selon deux chercheurs de l’université du Texas, le sperme congelé et conservé depuis longtemps peut perdre une grande partie de sa fertilité. La congélation du sperme est devenue populaire avec l’accroissement du nombre des hommes qui se font stériliser. Avant de subir cette opération, beaucoup d’entre eux laissent un peu de leur sperme dans une banque du sperme. Ainsi, s’ils désirent plus tard des enfants, leur sperme congelé pourra être utilisé pour féconder leur femme par insémination artificielle. Le rapport de ces chercheurs révèle que les spermatozoïdes ainsi conservés pouvaient perdre de leur motilité originelle dans la proportion de 50 à 60 pour cent. Seuls des spermatozoïdes très mobiles peuvent atteindre l’ovule et le fertiliser.

Les homosexuels répandent les maladies vénériennes

1973 : Les maladies vénériennes deviennent de plus en plus fréquentes au Canada. Dans les comtés d’Hamilton et de Wentworth, dans l’Ontario, les homosexuels sont responsables de la transmission de la syphilis, dans peut-être un cas sur trois. Un médecin de Toronto a procédé à une étude sur les maladies vénériennes montrant avec quelle rapidité la maladie se propage parmi les homosexuels ; il déclara : "Certains de ces hommes avaient jusqu’à sept ou huit contacts en une seule nuit. C’était une immoralité incroyable, et elle n’était pas limitée aux membres d’une seule couche de la société. Il y avait des ecclésiastiques, des comptables, des hommes de loi, des dentistes, des médecins et des ouvriers."

Les fibres du nerf optique

1973 : Un groupe de médecins de l’université de Chicago et du laboratoire national Argonne ont calculé à l’aide d’un ordinateur le nombre des fibres du nerf optique. Ils sont arrivés au chiffre de 1 200 000 fibres. Ils ont examiné quelque 500 microphotographies de la section de ce nerf. Un médecin a parlé de la section du nerf optique qui transmet les images à partir du centre de la rétine comme de la partie de l’œil la "plus active" et où les fibres sont les plus serrées.

Le problème de la jeunesse

193 : Pilote de l'avion qui largua une des bombes nucléaire sur le Japon Les Français ont été particulièrement émus d’apprendre que c’est un jeune garçon âgé de quatorze ans et demi qui a allumé l’incendie qui détruisit complètement un établissement scolaire de Paris et au cours duquel ont péri vingt et une personnes, la plupart étant des enfants. Ce drame a provoqué de nombreux commentaires et réactions. Ainsi, dans Le Monde du 13 février 1973, Pierre Viansson-Ponté écrivit : "Chaque jour, sans cesse, les images du Viêt Nam, les récits de meurtre et de sang, les évocations obsédantes de la cruauté humaine ; et puis, en même temps, la glorification d’un truand devenu auteur de best sellers, d’un général qui justifie le recours à la torture, de tous ceux qu’on fête et décore pour avoir mieux bombardé, mitraillé, assassiné que les autres (...). Tout ce matraquage de la haine, cette apologie de la force, cette exaltation de la violence, dont nous sommes sans cesse les victimes et dont on nous demande, en plus, d’applaudir les auteurs, tout cela nous laisse-t-il indifférents, intacts ? Si nous nous sentons parfois accablés, secoués, indignés, comment des enfants, des adolescents n’en seraient-ils pas bouleversés, choqués, traumatisés ?" De son côté, M. Christian Fouchet, ancien ministre français de l’Éducation nationale, fit ce commentaire : "Voilà où mènent l’absence d’élévation morale, l’abdication des adultes, le déferlement de la violence et de la pornographie." Entre autres choses, M. Alain Peyrefitte, ancien ministre français de l’Éducation nationale, déclara : "Jamais la triste histoire de l’apprenti sorcier n’a été aussi actuelle. (...) Apprentis sorciers, ces adultes qui abdiquent leurs propres responsabilités, ces adultes qui combattent toute autorité parce qu’elle est l’autorité. Apprentis sorciers, certaines associations politisées de parents qui prennent systématiquement le parti d’un élève contre la direction ou contre le maître qui l’a puni. (...) Voilà où conduisent les doctrines de la contestation systématique."

La transmission des germes infectieux dans les immeubles

1973 : Une enquête du Centre d’études et de recherches d’hygiène appliquée a montré que de jeunes malades habitant dans les mêmes immeubles de la région parisienne, à des étages différents, avaient dû être hospitalisés à quelques semaines d’intervalles pour des infections imputables aux mêmes germes pathogènes qui ont été retrouvés dans le vide-ordures. Selon cette étude, les parois internes des vide-ordures sont recouvertes d’un enduit qui représente un milieu nutritif idéal pour le développement des microbes. Leur prolifération peut entraîner des toxi-infections graves, plus particulièrement chez les enfants. Le journal Le Monde du 1 er février 1973 avait déjà attiré l’attention sur les dangers que présentent les conduits collectifs dans les immeubles. C’est particulièrement le cas des gaines collectives d’aération pour les cuisines, salles de bain et toilettes. En effet, ces pièces se trouvent généralement au centre des immeubles. Elles ne sont donc pas aérées par des fenêtres ni par des vasistas, mais par un système de gaines centrales auxquelles sont raccordés les conduits partant de toutes les salles de bain, toilettes ou cuisines. Avec ce système, l’air vicié d’une pièce passe dans le conduit de ces raccordements, puis débouche dans la gaine centrale. Une partie de l’air vicié venant des étages inférieurs se répand dans les pièces des étages supérieurs. Il y a donc des risques de contamination non négligeables lorsque l’un des habitants est atteint d’une maladie transmissible par voie respiratoire, la grippe par exemple.

La dégradation des mœurs au Japon

1973 : Dans un rapport sur la moralité publique de ce pays, la police nationale révéla qu’il y avait une dégradation des mœurs particulièrement choquante. Le nombre des crimes d’ordre sexuel est en augmentation partout. Parmi les 4 419 femmes arrêtées l’année dernière pour s’être livrées à la prostitution, on comptait de nombreuses étudiantes. À Kyoto, la police est intervenue pour mettre fin à une véritable orgie organisée, à laquelle participaient 72 filles et 30 garçons, tous élèves de dernière année au lycée. Entre autres choses contribuant à la décadence des mœurs, citons l’apparition pour la première fois en 1971 de ce qu’on appelle le "Rentaru Rumu". Il s’agit de chambres louées à l’heure. Ce système attire de plus en plus de jeunes gens, particulièrement des adolescents.

Les dangers des médicaments favorisant la fécondité

1973 : Avant l’apparition des médicaments favorisant la fécondité, on enregistrait la naissance de jumeaux une fois sur quatre-vingts naissances, de triplés une fois sur 6 400 naissances, de quadruplés une fois sur 512 000 naissances et de quintuplés une fois sur 41 millions. Ces médicaments ont bouleversé les statistiques. On enregistre plus fréquemment des naissances multiples, et même jusqu’à huit nouveau-nés en même temps. Cependant, les risques sont grands. En général, ces enfants naissent prématurément et très souvent morts. La raison en est que l’utérus d’une femme ne peut nourrir convenablement autant d’enfants. Le Dr Edwin J. DeCosta, gynécologue-accoucheur de l’Université Northwestern, expliqua : "L’utérus se distend, et la patiente entre prématurément dans les douleurs et expulse les nouveau-nés avant terme."

Les journaux disent-ils la vérité ?

1973 : La vérité est une condition requise des bons journaux. Mais dans quelle mesure disent-ils la vérité ? Dans une allocution , F. Mann, de la société LTV, fit allusion à un séjour en France de la reine Élisabeth d’Angleterre ; il déclara : "Elle aussi fut très surprise d’apprendre comment on la représentait dans la presse. Dans son cas, il apparaît qu’au cours des années, les journaux français ont rapporté qu’elle avait été enceinte à 92 reprises, qu’elle avait eu 149 accidents et fait neuf fausses couches. En outre, elle a abdiqué 63 fois, elle a été sur le point de se séparer du prince Philip 73 fois, elle s’est trouvée au bord de la dépression nerveuse à 32 reprises et elle a été menacée de mort 27 fois."

Le déclin de la musique classique aux USA

1973 : Les chiffres indiquent que très peu d’Américains préfèrent la musique "classique". En 1973, environ quinze millions d’entre eux ont assisté à un concert symphonique. Cela représente la moitié du nombre des spectateurs ayant vu le film "Le parrain" durant les neuf premiers mois de sa projection et environ le tiers du nombre de ceux qui ont assisté à des courses automobiles. La vente des disques de musique classique ne représente qu’environ 4 pour cent de la vente totale des disques aux États-Unis. Sur les 1 131 "disques d’or", attribués aux artistes ayant vendu plus d’un million de disques, un seul a été décerné à un musicien classique. Henry Brief, d’une maison de disques américaine, déclara : "Dès que vous qualifiez quelque chose de classique, vous effrayez une bonne partie de la population."

Davantage de ‘meurtres commis de sang-froid’

1973 : Le Dr J. H. Davis, du comté de Dade, aux États-Unis, remarque un accroissement dans le nombre des ‘meurtres commis de sang-froid’ en Amérique ; il dit : "Ici et dans probablement tout le pays, il y a un accroissement fantastique du nombre des meurtres commis lors de vols à main armée." Il en rend responsable l’abolition virtuelle de la peine de mort. Selon lui, les tribunaux qui rejettent le châtiment suprême omettent de faire une distinction entre le meurtre ‘passionnel’ et le ‘meurtre commis de sang-froid’. Le meurtre passionnel peut être provoqué par l’alcool ou une querelle. Davis pense que la crainte du châtiment n’affecterait vraisemblablement que le meurtrier délibéré, qui tue de ‘sang-froid’. Un autre médecin, le Dr J. L. Luke, de Washington, pense que les crimes qui paraissent sur l’écran de télévision sont la cause de nombreux meurtres sadiques.

Des aumôniers pour les équipes de football

1973 : Vingt des trente-six équipes professionnelles de football américain organisent un service religieux avant chaque partie. Les "Peaux-rouges" de Washington organisent un office de trente minutes, auquel assistent environ 80 pour cent des athlètes et des dirigeants, présidé par T. Skinner, prédicateur baptiste. Skinner déclara : "Je remercie toujours Dieu pour nos victoires." Billy Zeoli, ministre presbytérien, a déjà servi dans dix clubs professionnels. T. Landry, dirigeant des "Cow-boys" de Dallas, parle de Zeoli comme de "l’un des principaux atouts de notre équipe". Malgré cela, ni les "Peaux-rouges" de Washington ni les "Cow-boys" de Dallas n’ont remporté le championnat cette année.

Un astronaute "convaincu de l’existence de Dieu"

1973 : Lors des récentes missions Apollo dans l’espace, des astronautes ont émis des pensées intéressantes à propos de la terre et de l’univers. C. M. Duke fit cette remarque : "La terre est le spectacle le plus magnifique de l’espace avec ses terres, ses mers et ses nuages colorés." L’astronaute E. A. Cernan a déclaré que dans l’espace "la terre paraît énorme et magnifique (...). Elle semble si parfaite. Elle n’est tenue par aucun cordage et ne repose sur aucun point d’appui (...). Je suis convaincu de l’existence de Dieu par l’ordre qui règne dans l’espace. Je sais que cela ne s’est pas produit par accident".

Le Jourdain pollué

1973 : Selon Josef Tamir, président de la commission parlementaire d’Israël pour l’environnement, le Jourdain est en train de devenir un "égout". Au sud de la mer de Galilée, l’eau du Jourdain n’est plus potable, car elle renferme de nombreux déchets et des résidus d’engrais chimiques. Tamir a déclaré que toutes les rivières d’Israël sont polluées et que des "mesures draconniennes" doivent être prises dès maintenant pour sauver le Jourdain.

Plus de cinq millions de mendiants...

1973 : Tel est le titre d’un court article paru dans Le Monde du 18-19 février 1973. Selon ce journal, il y aurait 5,5 millions de mendiants en Inde, soit environ 1 pour cent de la population totale. L’étude réalisée dans les grandes villes de l’Inde classe les mendiants en quatre catégories : les enfants, les invalides, les professionnels et ceux qui font appel aux sentiments humains en racontant leur tragédie personnelle. Il y aurait 54 000 mendiants rien qu’à Bombay, et 30 000 à Calcutta. Chaque année, des milliers d’Indiens deviennent mendiants parce qu’ils sont atteints de maladies infectieuses ou handicapés physiques. Ou encore parce qu’ils ont recherché en vain un emploi ou ont été victimes des calamités naturelles. L’article cite le cas de l’État du Maharashtra, dont la population compte 50 millions d’habitants, où 20 millions de ruraux seraient officiellement considérés comme sinistrés à cause de la sécheresse !

Le nombre des invités est limité

1973 à New Delhi, en Inde, la police a été autorisée à arrêter toute personne qui inviterait trop de gens à dîner et qui leur servirait trop de nourriture. Le "contrôle des invités" permet un maximum de vingt-cinq invités pour un repas de quatre plats seulement. Cela ne concerne pas les mariages ni les enterrements pour lesquels on autorise une centaine d’invités. Les quatre plats permis sont un plat de viande, un plat de légumes, un plat de riz et un dessert. Bien que ce décret soit en vigueur depuis quatre années, il est maintenant strictement appliqué. Pourquoi ? Dans le but de conserver de la nourriture en vue des famines.

Les Japonais deviennent plus grands

1973 : Des statistiques fournies par le ministère de l’Éducation du Japon révèlent que les enfants japonais deviennent plus grands. Selon une enquête récente sur 340 000 enfants et jeunes gens, de l’école maternelle à l’université, ceux-ci sont plus grands que les enfants des générations précédentes. Actuellement, un jeune garçon japonais de 12 ans mesure 4,5 cm de plus, pèse 5 kilos de plus et a une poitrine plus large de 2,5 cm qu’un garçon de son âge en 1962. Une fillette japonaise du même âge mesure actuellement 5 cm de plus, pèse 4 kilos de plus et a une poitrine plus large de 3 cm. On pense que cette croissance est due aux changements de régime alimentaire survenus à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945.

Ce qu’il faut pour être président

1973 : Harry S. Truman, ancien président des États-Unis, est mort en décembre 1972. Il avait écrit à sa fille Margaret que pour être un bon président un homme "ne pouvait vivre selon le Sermon sur la montagne". Il affirma qu’un président "doit être un Machiavel, un Louis XI de France, un César, un Borgia, (...) un menteur, un tricheur, un héros (...) pour réussir".

Une descendance largement assurée...

1973 : C’est la légende qui accompagnait la photographie d’un python parue dans Le Figaro du 26 janvier 1973. Ce python réticulé femelle, âgé de 60 ans, mesurant 10 mètres de long et pesant 200 kilos, est la vedette du vivarium de Thoiry (France). En effet, ce python a pondu, en un peu plus de six heures, 95 œufs. C’est la première fois qu’un python réticulé pond en captivité. Il semble que les œufs soient fécondés. Treize ont été placés dans un incubateur artificiel, et quatre-vingts autres laissés à la mère. Sauf accident, bientôt naîtront 93 petits pythons.

L’auto-stop et les crimes

1973 : L’auto-stop a provoqué de nombreux crimes aux États-Unis. À Minneapolis, il y a chaque année environ huit crimes graves liés à l’auto-stop ; à Los Angeles, il y en a trois par jour. Actuellement, un auto-stoppeur sur quatre est une femme ; cela est cause de l’augmentation du nombre des viols. Un officier de police du Maryland déclara que les auto-stoppeuses "encouragent pratiquement le viol". En 1971, à Los Angeles, 22 pour cent des viols et 4,7 pour cent des vols étaient liée à l’auto-stop.

Que disiez-vous ?

1973 : Selon un professeur britannique, l’Anglais moyen parle à raison de 76 mots à la minute. Et les Anglaises ? Son enquête révèle qu’elles parlent à raison de 105 mots à la minute !

Cannibalisme et greffes d’organes

1973 : Les rescapés de l’avion uruguayen qui s’est écrasé dans les Andes le 18 octobre 1972 ont survécu pendant plus de deux mois en se nourrissant de la chair de leurs camarades morts dans l’accident. De toute évidence, et par définition même, il s’agit d’un acte de cannibalisme. Pourtant des théologiens catholiques n’ont pas hésité à affirmer qu’il ne s’agit pas de cannibalisme. Par exemple, le père Gino Concetti, théologien de l’Osservatore Romano, déclara que "si les faits se sont véritablement déroulés comme le racontent les survivants, on ne peut qualifier cette action, même du point de vue théologique, d’acte de cannibalisme". Fait remarquable, ce même théologien estime que l’on peut assimiler l’acte des rescapés à la greffe d’un organe, disant : "Si l’on admet que l’on puisse prélever un organe ou toute autre partie du corps sur un mort afin de la greffer à un être vivant pour lui permettre de survivre, on ne voit pas pourquoi, dans un cas extrême, des hommes ne se serviraient pas de tout le corps afin de se sauver. Seul le fait a une apparence de cannibalisme." Dans le même ordre d’idées, un des rescapés a justifié son acte en le comparant à une "transplantation du cœur". Ces hommes assimilent donc les greffes d’organes au cannibalisme.

Des oiseaux menacés d’extermination

1973 : Le nombre des oiseaux qui viennent nicher le long de la côte du Texas décline. En 1969, sur l’ensemble des zones de reproduction, on en a compté 11 500. Mais en 1970, ce nombre était descendu à 8 800. Les pesticides et le mercure utilisés pour traiter le riz ont provoqué la mort de nombreux ibis à tête blanche, un oiseau vivant dans les marais. En 1970, on a trouvé des petits morts avec des traces importantes de mercure et de pesticide dans la cervelle. Les rapports indiquent qu’en 1972 pratiquement tous les nouveau-nés ont "virtuellement été détruits".

Les eaux de l’Amazone

1973 : Selon une enquête récente de géologues américains, les eaux de l’Amazone sont plus pures que "la plus grande partie de l’eau de robinet utilisée aux États-Unis". Toujours selon cette enquête, en certains endroits, l’eau de l’Amazone a "une pureté chimique presque identique à celle de l’eau distillée". À Obidos, au Brésil, le débit de l’Amazone atteint 300 000 mètres cube par seconde. Son débit moyen est quatre fois plus grand que celui du Congo et dix fois plus important que celui du Mississippi. On dit qu’à lui seul ce fleuve déverse 15 pour cent de l’eau fraîche qui est déversée dans les océans par tous les fleuves du monde.

Les automobilistes et le tabac

1973 : John J. Flaherty, directeur du Conseil national pour la sécurité des transports motorisés, a déclaré qu’un automobiliste qui fume en conduisant est moins sûr. Les passagers de la voiture augmentent également les risques d’accident en fumant. La raison en est que la diminution de la quantité d’oxygène peut être comparée à celle qui est enregistrée durant un vol à quelque 2 500 mètres d’altitude. La vision du conducteur est affectée. En outre, un groupe de médecins ont examiné une dizaine d’automobilistes ayant des ennuis cardiaques alors qu’ils conduisaient sur l’autoroute de Los Angeles, au milieu d’une circulation très dense. Ils ont remarqué qu’un faible accroissement de gaz carbonique aggravait leur état cardiaque pendant au moins deux heures. Leur état devenait encore plus sérieux s’ils fumaient tout en conduisant. Si on leur apportait de l’air pur alors qu’ils conduisaient sur la même route, leur état ne s’aggravait pas. On estime que 1 800 000 Américains souffrent d’une angine de poitrine.

La Russie soviétique manque de grain

1973 : Une récolte insuffisante de céréales a été sans doute une des raisons de la récente coopération entre les grandes puissances. Des statistiques indiquent que pour la première fois la Russie a enregistré en 1972 une récolte de céréales nettement insuffisante. Les autorités soviétiques ont dû acheter du grain pour satisfaire les besoins et pour sauver le cheptel.

"Suspendu vivant sur le bois"

1973 : C’est sous ce titre que Le Monde du 20 décembre 1972 signala la présentation devant l’Académie des inscriptions et des belles-lettres par le professeur Dupont-Sommer, son secrétaire perpétuel, d’un extrait récemment publié du Rouleau du Temple, découvert en 1056 dans une grotte de Qumrân, près de la mer Morte. Cet extrait est intéressant, car il contient l’interprétation de la secte essénienne sur le passage du Deutéronome (21:22) concernant la "suspension sur le bois" de celui qui s’est rendu coupable d’un crime capital. Selon les Esséniens, ce criminel devait être "suspendu vivant sur le bois" jusqu’à ce que mort s’ensuive, tandis que les Pharisiens demandaient que le criminel fût d’abord mis à mort et que son cadavre fût "suspendu sur le bois". Les Écritures grecques chrétiennes se réfèrent plusieurs fois, à propos de Jésus, au texte du Deutéronome relatif à la "suspension sur le bois". La foule juive, excitée par les principaux prêtres, demanda à Pilate de le faire mettre au poteau. Ce supplice romain était prévu non seulement dans le droit pénal essénien, mais encore dans celui des Sadducéens. Ce texte juridique tiré du Rouleau du Temple est intéressant en ce sens qu’il ne parle pas d’une croix, mais d’un "bois" sur lequel devait être suspendu le criminel.

"Des tremblements de terre dans un lieu après l’autre"

1973 : Le tremblement de terre de Managua, qui a fait des milliers de morts et pratiquement détruit la ville, s’inscrit dans la longue liste des tremblements de terre les plus importants depuis le début du siècle. Les principaux ont été ceux de Messine-Reggio-de-Calabre (Italie), en 1908, 82 000 morts ; d’Avezzano (Italie), en 1915, 30 000 morts ; du Kansu-Shansi (Chine), en 1920, 100 000 à 120 000 morts, peut-être même 180 000 ; de Tokyo-Yokohama (Japon), en 1923, 143 000 morts ; de Quetta (Pakistan), en 1935, 30 000 morts ; de Concepción (Chili), en 1939, 25 000 morts ; d’Erzincan (Turquie), en 1939, 30 000 morts ; d’Agadir (Maroc), en 1960, 15 000 morts ; de Qazvin (Iran), en 1962, 12 000 morts ; du Khorassan (Iran), en 1968, 12 000 morts ; du Pérou, en 1970, 54 000 morts ; et du Fars (Iran), en 1972, 5 044 morts. À cette liste il faut certainement ajouter des tremblements de terre qui ont eu lieu en Chine et dont aucun renseignement n’a été transmis. Citons ceux qui sont survenus dans le Hopeh, les 7 et 22 mars 1966, et celui qui eut lieu dans le Yunnan, le 4 janvier 1970.

La musique rock et le culte juif

1973 : Lors d’une réunion à Toronto en 1973, des chantres juifs ont discuté de l’utilisation de la musique rock pour attirer les jeunes gens au culte. Howard Stahl, diplômé de l’Hebrew Union College de New York, reconnut que l’idée n’était qu’un "truc", mais ajouta : "C’est un bon moyen de les faire venir à la synagogue. C’est une chance à saisir."

La pollution sonore

1973 : Dans plusieurs pays, dont les États-Unis, des mesures sont prises contre le bruit. Le bruit des avions supersoniques, des machines en plein air, des véhicules à moteur et des usines devra être contrôlé. En outre, les gens sont mis en garde contre le bruit excessif dans leur propre maison. Ainsi, la pollution sonore peut augmenter la tension artérielle, favoriser les maladies cardiaques, provoquer la tension et les maladies nerveuses ainsi que des dérangements gastro-intestinaux, augmenter la fatigue et contribuer à la perte de l’ouïe. Des médecins pensent que les bruits excessifs d’une zone industrielle sont en partie responsables de la perte de l’ouïe des personnes âgées. Des études faites sur une tribu africaine primitive vivant dans un endroit très calme ont révélé que les hommes de cette tribu âgés de soixante-quinze ans avaient l’ouïe aussi fine que des Américains de vingt-cinq ans.

La pollution a tué la "décapotable"

1973 : Tel est le titre d’un court article du Monde du 26-27 novembre 1972. Ce journal citait le quotidien britannique Daily Mail, disant : "Il fut un temps où la voiture ‘décapotable’ jouait un rôle de premier plan dans le ‘rêve américain’. Tous les garçons rêvaient d’y jouer les Alan Ladd [acteur célèbre dans les années 1950] et toutes les filles d’y traverser la vie, cheveux au vent. (...) Les constructeurs en vendaient cinq cents mille par an. Mais la ‘décapotable’ américaine est morte : Ford annonce qu’il en abandonnera la fabrication l’année prochaine et General Motors va sans doute l’imiter (...). La déesse des années 1950 a succombé aux nouvelles règles de la sécurité automobile, à la climatisation et à la pollution (...). Quand on conduisait une ‘décapotable’, on avait l’impression que le monde vous appartenait (...), raconte un styliste automobile de Detroit. Aujourd’hui, on risque seulement d’être asphyxié avant d’arriver chez soi."

Les psychiatres et les suicides

1973 : Les psychiatres prétendent comprendre le fonctionnement de l’esprit humain. Ils devraient donc être particulièrement équilibrés dans le domaine affectif. Or, des études ont révélé que le taux de suicides est plus élevé chez les psychiatres que dans toutes les autres catégories de médecins. On a avancé plusieurs explications à ce paradoxe. Mais la plus franche semble être celle qui a été fournie récemment dans le Journal des médecins américains (angl.). Le Dr W. C. Ellerbroek, de Sunset Beach (Californie), écrit : "Parlant en tant que psychiatre, j’affirme que les professionnels en ce domaine devraient garder un grand scepticisme quant à la valeur de l’enseignement des psychiatres jusqu’à ce que notre catégorie professionnelle ait le taux de suicides le plus bas et non le plus élevé."

La colère contre les aumôniers

1973 : Quel est le point de vue des militaires américains ayant servi au Viêt Nam sur les aumôniers militaires ? Après avoir interviewé des vétérans, de cette guerre, R. J. Lifton répond à cette question dans le périodique Atlantic de novembre 1972: "La simple allusion à un aumônier militaire provoqua rapidement des sourires, des quolibets et des éclats de rire gênés dus à des exclamations d’un humour à demi voilé comme celle-ci : ‘Ces aumôniers, oh ! mon Dieu !’ Avec un enthousiasme amer, ils citèrent des exemples interminables d’aumôniers bénissant les soldats, leur mission, leurs fusils et leurs meurtres. Comme l’a souligné un des hommes, ‘quoi que nous commettions, (...) un meurtre, (...) des atrocités, (...) Dieu était toujours avec nous’." Les funérailles de Soldats américains étaient autant d’occasions pour les aumôniers d’exhorter à "tuer davantage" d’ennemis.

Le tabac et la ligne

1973 : Une personne qui cesse de fumer prend-elle de nombreux kilos supplémentaires ? Ce n’est pas l’avis de l’Institut national du cœur et des poumons des États-Unis qui a procédé à une étude sur 501 hommes durant une période de cinq à six ans. Bien que ces hommes, qui ont cessé de fumer, aient grossi en moyenne de cinq kilos, ce chiffre est trompeur puisque l’un d’eux a pris plus de 50 kilos. Selon cet institut, il serait plus juste de dire qu’en moyenne l’augmentation de poids est d’environ 2 kilos. Les médecins ayant procédé à cette enquête pensent que d’autres facteurs interviennent dans ce gain de poids. En outre, ils croient que cela est beaucoup moins dangereux que l’habitude de fumer. En effet, celui qui cesse de fumer a moins de risques de mourir d’un cancer du poumon ou d’une autre maladie.

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