1976 : 73 Coups d'oeil

Dépenses militaires

Bon an, mal an, les nations du monde dépensent environ 200 milliards de dollars chaque année pour leurs forces armées. Depuis la dernière guerre mondiale, les États-Unis ont dépensé à des fins militaires plus de 1 000 milliards de dollars. Actuellement, parmi les pays développés, ce serait le Japon qui dépenserait le moins d’argent pour les armements, à l’exception du Danemark. En effet, le Japon y consacre moins de un pour cent du produit national brut. À titre de comparaison, l’Allemagne fédérale y consacre 2,9 pour cent du PNB, la France, 3,1 pour cent, la Grande-Bretagne, 4,6 pour cent, les États-Unis, 7,2 pour cent, et l’URSS, 15,7 pour cent. Le Japon dépense à des fins militaires 33 dollars par habitant et par an, alors que l’Union soviétique dépense 352 dollars, les États-Unis, 404, et Israël, 468.

Recrudescence de la criminalité en Chine

1976 : La presse chinoise fait de plus en plus souvent état de "troubles", de "sabotages", de "pillages" et d’"attaques". Cette flambée de crimes et de délits semble être un phénomène nouveau, car, d’une part, des cas de délinquance ou de criminalité ont été rarement signalés dans la presse, d’autre part, les touristes et les visiteurs étrangers ont toujours rendu témoignage à la sûreté des rues dans les villes chinoises. Or, plusieurs cas ont été rapportés récemment d’attaques armées contre des banques en Chine communiste. Lors d’une de ces agressions, le directeur d’une banque a été mortellement blessé par "un groupe d’ennemis de classe armés". À ce sujet, Alain Jacob, correspondant du Monde à Pékin, a écrit : "La survie de malfaiteurs dans le milieu social chinois est toutefois d’une extrême difficulté compte tenu du quadrillage serré assuré par les milices populaires. Celles-ci ont des représentants dans chaque ruelle, dans chaque cour, dans chaque immeuble, à qui il est aisé de repérer l’intrus éventuel ou la personne en situation irrégulière. À la campagne, où les habitants se connaissent tous à l’intérieur de chaque village, il est encore plus difficile à des criminels de trouver refuge. Les attaques de banques soulèvent dans ces conditions, des questions auxquelles il est très difficile de répondre. Comment les bandits parviennent-ils à s’évaporer dans la nature ? De plus, la moindre tentative pour utiliser leur butin n’attire-t-elle pas immédiatement l’attention sur eux dans un pays où les ressources de chacun sont connues ? À moins, bien sûr, qu’ils ne disposent de complicités au sein même des organismes de sécurité qui sont censés donner la chasse aux criminels."

"Les deux faces de la science"

1976 : C’est sous ce titre que Le Monde a commenté les expériences américaines sur la planète Mars. Le quotidien français a écrit : "De l’autre côté du Soleil, deux sondes américaines étudient le sol d’une planète, Mars, et y recherchent des traces de vie. À la vitesse de la lumière (300 000 kilomètres par seconde), les messages qu’elles envoient mettent vingt minutes pour parcourir les 370 millions de kilomètres qui nous séparent de la planète rouge. On ne peut trouver de meilleure preuve que l’aventure humaine a changé de dimension. (...) Les limites financières restreignent seules les ambitions des partisans de l’espace. Si l’on écoutait les spécialistes, il faudrait coloniser la Lune, envoyer des hommes sur Mars avant dix ans, quitter même le système solaire. (...) À juste titre, les hommes préfèrent orienter l’essentiel de leurs efforts vers une amélioration du bien-être sur la terre. Car, au moment où les appareils complexes des techniciens reçoivent des messages d’une autre planète, les habitants du tiers-monde continuent de mourir de faim. (...) La science, qui a conquis la Lune et maintenant Mars, doit apporter ses bienfaits aux pays pauvres. Et cette tâche est beaucoup plus difficile que l’exploration du cosmos. (...) Comme Janus, la science présente deux faces : l’une qui fait rêver, l’autre qui fait peur."

Les plus grands vendeurs d’armes

1976 : Selon la revue américaine Newsweek, depuis 1950 l’Union soviétique a vendu pour plus de 40 milliards de dollars d’armes dans le monde. L’hebdomadaire précise que Moscou admet détenir 30 pour cent du marché international d’armes, contre 46 pour cent pour les États-Unis. Toujours selon Newsweek, la France se place au troisième rang des fournisseurs d’armes, ses ventes ayant atteint, en 1974, près de 4 milliards de dollars. Le quatrième grand vendeur d’armes serait la Grande-Bretagne.

La guerre météorologique interdite

1976 : Après deux années de discussions entre les deux superpuissances, on est arrivé à une entente qui devrait aboutir à un traité international portant sur la modification de l’environnement. Désormais, les techniques de modification de l’environnement ne devraient plus être employées à des fins militaires. Autrement dit, les nations signataires d’un tel traité s’engageraient à ne provoquer aucun tremblement de terre, raz-de-marée et cyclone et à ne provoquer aucune modification climatique dans les mers, voire dans l’atmosphère, lors de conflits armés. À ceux qui ne voient là qu’un aspect de la science fiction, rappelons que les États-Unis ont été plusieurs fois accusés d’avoir eu recours à ce genre de techniques au Viêt Nam. Par exemple, l’ensemencement des nuages avec de la neige carbonique ou de l’iodure d’argent peut provoquer des pluies diluviennes, donc des inondations. À l’aide de défoliants, on peut détruire en un rien de temps jungles et forêts. Certains experts vont jusqu’à affirmer qu’il serait possible de réactiver des volcans ou d’utiliser des satellites pour réfléchir les rayons solaires, afin de supprimer la nuit dans une région donnée. On voit jusqu’à quel point l’homme peut jouer à l’apprenti sorcier !

La misère existe toujours aux États-Unis

1976 :Les États-Unis sont le pays le plus riche du monde. Pourtant, selon le sénateur George McGovern, environ 18 millions d’Américains reçoivent sous une forme ou une autre une aide alimentaire. Il affirma : "S’il n’y avait pas cette forme de secours, nous aurions une révolution sociale aux États-Unis. Que se passerait-il dans des régions comme celle de Detroit ou d’autres villes où le chômage est très important, si les chômeurs ne recevaient pas au moins de quoi nourrir leur famille grâce à ce programme d’aide ?" Cependant, d’autres personnalités critiquent cette forme d’aide et affirment que certains de ceux qui en profitent ne sont pas vraiment dans le besoin.

Les saumons se servent-ils de leur odorat ?

1976 : Comment les saumons retrouvent-ils le fleuve où ils sont nés quand vient la période de frai ? Des savants de l’université du Wisconsin affirment que c’est grâce à l’odeur particulière de leur fleuve natal. Lors d’une expérience, on a fait éclore des milliers d’œufs de saumon dans des conditions identiques, puis on a divisé les poissons en trois groupes. Pendant six semaines, les saumons du premier groupe ont été placés dans une eau à laquelle on avait ajouté un parfum chimique, ceux du deuxième groupe dans une eau additionnée d’un autre parfum, et ceux du troisième dans une eau non parfumée. Plus tard, les saumons furent lâchés dans des fleuves proches du lac Michigan dans lequel ils émigrèrent. À la saison du frai, on ajouta dans les eaux de deux fleuves proches de ce lac l’un et l’autre des deux parfums utilisés précédemment. Sur l’ensemble des saumons qu’on avait mis dans l’eau traitée avec le premier parfum, 95 pour cent allèrent frayer dans le fleuve qui contenait ce parfum, et 91 pour cent des saumons du deuxième groupe allèrent dans l’autre fleuve dont les eaux avaient été traitées avec le deuxième parfum. Quant aux saumons du troisième groupe, ils allèrent dans différents autres fleuves. On pense donc que c’est leur odorat qui guide les saumons vers le fleuve où ils sont nés.

Une ville interdit de fumer

1976 : La ville soviétique de Sochi, sur les bords de la mer Noire, interdit de fumer sur les plages, dans les restaurants, dans les bureaux de l’administration, dans les transports publics et privés ainsi que dans les écoles et les hôpitaux. Sochi s’attribue le titre de première "ville non-fumeurs" du pays. Bien qu’aucune loi n’interdise de fumer dans la rue, une campagne puissante est menée contre l’usage du tabac. Le maire déclara : "Nous espérons que bientôt il semblera tout aussi ridicule de paraître en public avec une cigarette aux lèvres que de descendre un boulevard en pyjama."

La lumière du soleil et la santé

1976 : Une étude faite à l’Université Cornell (États-Unis) a révélé que les étudiants qui travaillaient éclairés par une lumière solaire de synthèse étaient moins fatigués et avaient une meilleure acuité visuelle que ceux qui travaillaient régulièrement à la lumière artificielle normale. Une autre étude a été faite auprès d’hommes âgés dans une maison de retraite à Chelsea, près de Boston. Deux groupes de pensionnaires sont restés à l’intérieur de la maison durant le jour pendant plusieurs semaines. Les hommes d’un groupe s’éclairaient avec des ampoules qui produisaient une lumière comparable à celle du soleil (grâce à l’addition de rayons ultraviolets), tandis que ceux de l’autre groupe s’éclairaient à la lumière artificielle normale. Quels furent les résultats ? Les hommes qui bénéficiaient d’une lumière comparable à celle du soleil étaient en meilleure santé que les autres, essentiellement parce que leur organisme assimilait beaucoup mieux le calcium. Il est donc bénéfique de passer chaque jour un certain temps dehors, à la lumière du soleil.

Le plus petit cheval nain

1976 : Les chevaux miniaturisés sont nés il y a quatre siècles des caprices des grands de ce monde qui aimaient s’entourer de nains, humains et autres. Alors qu’un cheval normal mesure 1,60 m à 2 m, la plus petite pouliche naine mesure 46 cm et dépassera à peine 50 cm quand elle sera adulte. Les petits chevaux vivent aussi vieux que les grands : 25 ans en moyenne. Ils mangent beaucoup par rapport à leur taille : deux écuelles par jour de grains de millet et de maïs, de l’herbe fraîche l’été et une poignée de foin l’hiver.

"Opération Noé II"

1976 : "Le projet a été appelé Opération Noé II, déclara John Walsh, de la Société internationale pour la protection des animaux, mais les animaux n’attendaient pas l’arche en rangs, deux par deux." En effet, après l’achèvement du nouveau barrage sur le Bayano, au Panama, la montée des eaux obligea les animaux à se réfugier dans les arbres. Des Indiens, payés par la Société, ont sauvé de nombreux animaux, dont des individus d’espèces rares. "C’est tout une affaire pour les amener dans les bateaux, dit Walsh. Les grands félins sont dangereux et même les singes les plus petits se débattent." En plus des centaines d’animaux ainsi sauvés, il y a les araignées et les serpents qui se laissent tomber des arbres sur les sauveteurs, quand ceux-ci passent en dessous avec les canots. Quelques Indiens ont même été piqués par des tarentules.

Un estomac bien rempli

1976 : À New York, des chirurgiens opérèrent un malade mental, pensant qu’il avait une tumeur à l’estomac, tant celui-ci était déformé. Mais quand ils ouvrirent l’estomac de leur patient de 38 ans, ils trouvèrent 300 pièces de monnaie et jetons de métro et 200 autres objets, dont des thermomètres brisés, des ouvre-boîtes, des couteaux, des cuillers, des fourchettes, des noix, des boulons, des chaînettes et des clés de voiture. L’un des chirurgiens déclara : "C’est la chose la plus extraordinaire que j’aie jamais vue." Rien ne leur permettait de dire depuis combien de temps cet homme avait tous ces objets dans l’estomac. Ce qui est surprenant, c’est que l’œsophage et l’intestin du malade n’avaient subi aucun dommage.

Le pas des citadins

1976 : Les habitants des grandes villes marchent-ils plus vite que ceux des petites villes ? Oui, si l’on en juge d’après une étude dont les résultats ont été publiés récemment dans le périodique anglais Nature. On s’est rendu compte que les habitants des grandes villes, telles que New York, Prague ou Munich, marchaient en moyenne deux fois plus vite que ceux des petites villes : 1,67 m par seconde contre 0,82 m. D’après les enquêteurs, ce phénomène est vrai dans les six pays où cette étude a été faite. D’après eux, les habitants des grandes villes marchent plus vite quand ils sont au milieu de la foule par souci de réduire les tensions auxquelles celle-ci les soumet.

On revient aux chevaux

1976 :  Dans l’Oregon (États-Unis), une paire de chevaux de trait, dont le prix était d’environ 500 dollars en 1972, coûtait jusqu’à 5 000 dollars en 1976, et la demande était de plus en plus grande. Pourquoi ? Parce que, du fait que les machines agricoles et le gas-oil coûtent si cher, les petits exploitants envisagent de nouveau l’utilisation des chevaux. L. L. Rumgay, ancien dresseur de chevaux, déclara : "Les chevaux se nourrissent du fourrage qui pousse sur les terres de la propriété. Ils se guérissent pratiquement eux-mêmes quand quelque chose ne va pas. Ils produisent de l’engrais pour la ferme et se reproduisent." Il parle d’un autre avantage en disant que "les chevaux feront une bonne journée de travail depuis l’âge de deux ans jusqu’à 16 ou 18 ans. Trouvez-moi un tracteur qui pourra être utilisé aussi longtemps, tout en nécessitant aussi peu d’entretien".

Pénurie d’abeilles : craintes pour les vergers"

1976 : Dans cet article, paru dans la Tribune de Lausanne du 20 juin 1976, l’auteur écrit : "Nous allons manquer d’abeilles !" À ceux qui, ne songeant qu’au miel produit par ces merveilleux insectes, pourraient sourire et juger ce titre bien pessimiste, il explique : "Cet insecte n’est pas seulement le fournisseur d’un miel que vous appréciez certainement mais dont vous pourriez, éventuellement, vous passer. Il est aussi indispensable pour polliniser de nombreux fruits, de nombreux légumes et les fourrages des animaux que nous élevons et qui assurent notre subsistance. La pénurie est telle qu’à un récent congrès tenu à Paris, les apiculteurs du monde entier ont émis le vœu que l’on aille jusqu’à installer des colonies dans les parcs nationaux de différents pays." Ils souhaitent multiplier par quatre le nombre des colonies existantes, bien qu’il en existe actuellement dans le monde environ 50 millions, chacune d’elle comptant entre 20 000 et 50 000 abeilles. Mais même dans ces conditions, leur nombre serait encore insuffisant. En effet, l’article ajoute : "Nous sommes loin du compte et les récoltes ont été, en 1975, bien inférieures à ce que l’on pouvait escompter. En Allemagne de l’Ouest par exemple, la récolte des pommes a été de 41 pour cent inférieure aux prévisions. Et en Californie, où l’on a recensé 521 000 ruches, il a fallu ‘importer’ 100 000 colonies étrangères pour assurer la pollinisation des vergers et des près." Quelle est la cause de cette pénurie d’abeilles ? La Tribune de Lausanne en avance plusieurs : "Cette pénurie provient, d’une part, de l’emploi abusif de pesticides ou d’engrais et, d’autre part, d’une diminution des surfaces ‘butinables’." On a envisagé un remède : l’importation d’abeilles africaines qui sont très semblables à l’abeille italienne, celle de nos pays. Cependant, une telle opération n’est pas sans risque. En effet, toujours selon ce journal, "l’africaine est plus résistante mais est dotée d’un caractère extrêmement vindicatif. (...) Cette espèce, lorsqu’elle est dérangée, poursuivra tout être vivant jusqu’à une distance de 300 mètres, alors que ‘nos’ abeilles ne dépassent guère 30 mètres. Une colonie européenne se calmera en 5 minutes, alors que ses irascibles consœurs mettront plus d’une demi-heure pour oublier l’offense. Et de plus, lorsqu’elles attaquent, elles le font en grand nombre". Leur piqûre en elle-même n’est pas plus dangereuse que celle de nos abeilles européennes. Mais le danger vient de la multiplicité éventuelle de ces piqûres. C’est là encore un problème dû au déséquilibre de la nature provoqué par l’homme.

Un trafic honteux

1976 : La Suisse du 13 juin 1976 a dénoncé une fois de plus le trafic du sang humain qu’il a qualifié de honteux. Ce journal a rappelé que la Croix-Rouge suisse avait récemment ‘mis en garde les jeunes gens qui, pour mieux courir tout l’été après le soleil, se sont mis à vendre leur sang en route’. Ensuite, il a qualifié de "foire internationale" le commerce du sang humain dont les prix varient terriblement d’un pays à un autre, notamment entre les pays pauvres et les nations riches. À la question : "Pourquoi cette foire internationale ?", La Suisse répondait : "Pour répondre aux exigences de la transfusion sanguine parfois salvatrice bien que trop souvent prescrite à la légère, ainsi que l’indiquent les auteurs du vade-mecum clinique, mais aussi pour fabriquer des médicaments dits ‘régénérants’ au profit des vieillards riches de nos pays industrialisés. Le sang frais des autres nous est revendu très cher. Ce qui explique pourquoi on peut voir, dans la plupart des pays pauvres, de jeunes miséreux déjà à bout de course venir offrir leur sang jusqu’à trois fois par semaine ! Certains, en effet, n’ont que cette ‘ressource’ pour nourrir leur famille." L’article citait enfin le directeur de l’Organisation mondiale de la Santé qui a déclaré : "Les pauvres qui, pour des raisons évidentes, peuvent le moins se permettre de se priver de leur sang, sont poussés à le faire au profit des riches. (...) Les pays insuffisamment développés fournissent du sang aux pays riches pour faciliter la production des dérivés sanguins, lesquels sont surtout utilisés dans les pays industrialisés en raison de leur coût et de l’existence, dans ces pays, d’un meilleur équipement médical."

À quand la bicyclette électrique ?

1976 : On a beaucoup parlé ces temps derniers de l’automobile électrique. Elle a sans doute l’avenir devant elle, mais il restera lointain tant que les progrès en matière de batterie ne permettront pas une autonomie de plusieurs centaines de kilomètres. Il semble que le problème soit plus facile à résoudre pour la bicyclette. Ainsi, d’après Le Monde du 12 mai 1976, des Britanniques ont adapté un moteur électrique sur la roue avant d’une bicyclette et disposé deux batteries placées comme des sacoches à l’arrière. Il est ainsi possible de rouler environ cinquante kilomètres. Ensuite, il faut trois heures de charge pour une dépense inférieure à 2 francs français. Une telle bicyclette aurait un avantage sur les cyclomoteurs. Elle serait silencieuse, et l’énergie récupérable dans les descentes ou quand on freine rechargerait la batterie, alors que pour les vélomoteurs l’énergie est dépensée en pure perte. Enfin, comme la puissance du moteur électrique augmente quand la vitesse diminue, une telle bicyclette pourrait grimper des côtes abruptes sans effort. À quand les bicyclettes électriques en série ?

Drogue : le retour en force de l’héroïne

1976 : Tel était le titre d’un article paru dans Le Figaro du 21 juin 1976, à propos de la réapparition en très grande quantité de cette drogue "dure" en France. Après trois ou quatre années d’efforts, la police avait réussi à réduire sensiblement la circulation de l’héroïne. Mais les responsables de la répression des stupéfiants viennent de lancer un cri d’alarme. Alors que l’héroïne était devenue quasiment introuvable sur le marché parisien, donc très chère, elle est réapparue, et certainement en très grande quantité. La preuve, c’est que son prix a chuté, passant de 600 francs à 300 francs le gramme. De plus, elle est plus concentrée, donc plus dangereuse. Ainsi, en juin, on avait déjà recensé vingt-quatre décès de toxicomanes à Paris depuis janvier, alors que pour toute l’année 1973 on n’en avait compté que treize. La police française obtiendra-t-elle les mêmes résultats qu’il y a quelques années ? Selon Le Figaro, "il en va de la vie des adolescents qui, depuis six mois, commencent à prendre la relève de la génération de toxicomanes apparue en France vers 1968, alors même que les spécialistes ne se font plus guère d’illusion sur le pourcentage de récupération des drogués dès lors qu’ils ont connu les effets de cette héroïne que ses victimes n’appellent pas sans raison ‘le cheval’".

Les pilotes de ligne et les langues

1976 : Au mois de juin 1976, les pilotes de la compagnie Air Canada ont fait grève pour un motif qui a dû surprendre bien des profanes. C’était en effet pour protester contre le projet visant à faire une plus large utilisation du français dans les opérations de contrôle aérien des aéroports québécois. Il est intéressant de savoir comment les pilotes qui atterrissent souvent en territoire étranger communiquent avec les postes de contrôle. Selon la convention de Chicago, signée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la langue de travail entre les pilotes et les contrôleurs aériens est l’anglais quand ils n’ont pas de langue commune à leur disposition. Depuis, outre l’anglais, le français, l’espagnol et le russe sont devenus langues officielles. Par exemple, un pilote japonais qui se pose à Tokyo utilise sa langue maternelle pour communiquer avec la tour de contrôle. Un pilote français, qui parle en français en arrivant sur les aéroports français, utilise l’anglais quand il veut se poser à Tokyo. Évidemment, le problème se complique dans les pays bilingues. En Belgique, on utilise l’anglais à cause de la rivalité entre Flamands et Wallons. Au Canada, il est plus difficile de régler le problème que provoque le conflit entre francophones et anglophones. En effet, on ne peut imposer une langue neutre, comme en Belgique, puisque ce ne pourrait être que l’anglais, à moins de choisir le russe ou l’espagnol ! Même les problèmes qui paraissent bien insignifiants revêtent une importance considérable dans un système où domine la politique.

Des brebis pour tondre les pelouses

1976 : Dans la région de Bonn, en Allemagne fédérale, les gens qui désirent tondre et fertiliser leur pelouse sans faire de bruit, sans se fatiguer et sans recourir à un engin mécanique bruyant, peuvent faire affaire avec une étudiante en agriculture assez hardie. Elle a en effet monté une affaire de "location de brebis". On peut donc louer des brebis, tondeuses de gazon, pour moins de 40 francs français par saison. Elle en a déjà loué des centaines à des particuliers, à des sociétés et même à une école. Les clients s’engagent à garder au moins cinq brebis pour un demi-hectare ou plus de pelouse, et cela durant toute la saison. La jeune femme espère faire du bénéfice, non pas avec la location des brebis, mais grâce à la vente de brebis bien grasses et à la reproduction en automne.

L’essence s’envole

1976 : On estime qu’entre le moment où l’essence est pompée dans les énormes cuves des compagnies de raffinage et celui où on remplit le réservoir de votre voiture, 227 litres sur 37 853 sont perdus en gaz. Comment cela ? Eh bien, quand on pompe 40 000 litres d’essence pour remplir un camion-citerne, 40 à 75 litres s’envolent sous la forme de gaz. Il en va de même quand le camion-citerne remplit les cuves d’une station-service et quand le pompiste fait le plein du réservoir de votre voiture. D’ailleurs, vous avez certainement remarqué les vapeurs d’essence qui s’échappent de l’ouverture d’une cuve à essence. C’est pour éviter cette perte que l’État de la Californie a imposé l’usage de systèmes de fermeture spéciaux pour récupérer cette proportion d’essence à tous les niveaux. On espère ainsi économiser chaque année 106 millions de litres d’essence. Ces mesures ont un autre avantage : celui de réduire la pollution de l’air.

Un jour sans viande dans les restaurants de Moscou

D’après Le Monde du 13 mai 1976, les restaurants et les cantines de Moscou ne serviront plus de viande le jeudi, afin de faire face à la pénurie. La viande sera remplacée par le poisson, dont on veut encourager la consommation. La viande se fait rare. En automne et en hiver, les boucheries avaient été bien approvisionnées, car on avait procédé à l’abattage du cheptel dans beaucoup de régions de l’URSS en raison de la mauvaise récolte de l’été dernier, due à la sécheresse, et du manque d’aliments composés pour le bétail. Faute d’installations de congélation en nombre suffisant, cette viande a été rapidement consommée. Il faudra du temps pour reconstituer le cheptel ainsi décimé. Pour beaucoup de Moscovites, cette année est une des plus difficiles pour ce qui est de l’alimentation. Cet hiver, les magasins d’État ont manqué à diverses reprises de choux, d’oignons, d’ail et de pommes, produits pour lesquels on n’était plus habitué à des ruptures de stocks. Maintenant, les poulets seraient rares, et même la saucisse traditionnelle aurait disparu. Et, selon les voyageurs, la situation alimentaire serait encore plus difficile en province qu’à Moscou.

La Seine redeviendra-t-elle propre ?

1976 : La sécheresse exceptionnelle qui a envahi la France ces derniers mois a ramené au premier plan le problème de la pollution des fleuves, et notamment de la Seine, qui est considérée par beaucoup comme un véritable égout à ciel ouvert, un dépotoir pour déchets en tout genre. Le Figaro du 18 juin 1976 nous rappelait que 30 pour cent de la population française habite sur les rives de la Seine et que 40 pour cent de l’activité économique s’y traite. Plus de six cents tonnes de détritus y sont déversés chaque jour. Du fait de la sécheresse, qui a réduit le débit de la Seine de deux tiers, la pollution de ses eaux s’est accentuée. Les poissons meurent de cette pollution et du manque d’oxygène. Il est vrai que des progrès avaient été faits ces dernières années et qu’une prise de conscience a eu lieu dans les milieux politiques. Mais il faudra quinze ans, d’ici à 1990, pour que l’eau de la Seine passe "du niveau de pollution maximum que nous connaissons à la présence d’un ‘milieu aérobie’ permettant de restituer au fleuve une partie de son pouvoir auto-épurateur. L’addition se montera à vingt milliards" de francs français. Il est temps de faire quelque chose, car, ajoute ce journal, "depuis le mois d’avril 1976, des ‘algues bleues’, les ‘cyanophycées’, se sont mises à proliférer dans le fleuve. Elles sécrètent de la ‘géosmine’ qui n’a pas, semble-t-il, d’effet toxique mais donne à l’eau, même pour une concentration infime, un goût prononcé de vase et de moisi". Mais que les Parisiens se rassurent. Avant d’arriver à leurs robinets l’eau de la Seine est bien traitée. Jugez-en plutôt : "On l’additionne d’abord de chlore, un stabilisant, on y ajoute des floculants — du sulfate d’alumine et de la silice — puis de la chaux pour maintenir un bon équilibre carbonique. L’eau est alors envoyée dans des décanteurs, filtrée une première fois sur sable, envoyée dans des cuves d’ozonisation qui détruisent les micro-organismes, filtrée sur des charbons en grains. Le traitement se termine par l’addition finale de chlore et de soude." Cette eau ne présente alors plus aucun risque ni aucune odeur.

Purifiés ou contaminés ?

1976 : Les pèlerins hindous qui se baignent dans le fleuve Yamuna, en Inde, espèrent être ainsi sanctifiés ou purifiés. Mais, d’après le rapport de savants indiens, au confluent du Yamuna et du Gange, les eaux seraient envahies de microbes qui provoqueraient quantité de maladies, dont la typhoïde et le choléra. Les eaux usées de la ville d’Allahabad seraient la cause de cette pollution dangereuse

L’alcool lève son tribut

1976 : Aux États-Unis, 9 millions d’Américains sont alcooliques ou boivent trop. Selon le périodique Parade, dix pour cent des travailleurs de ce pays boivent à l’excès, "ce qui cause à l’économie nationale une perte de l’ordre de 25 milliards de dollars". On indique que chaque année l’alcool serait la cause de 25 000 morts dans des accidents de la circulation, 20 000 morts dans d’autres accidents, 20 000 décès par maladie et 15 000 suicides ou homicides.

Le gaz carbonique, un poison

1976 : Bien qu’il n’ait aucune odeur ni aucune couleur révélatrice, le gaz carbonique peut tuer. Un automobiliste qui commence à absorber du gaz carbonique peut, entre autres symptômes, avoir des maux de tête et éprouver une certaine somnolence. Les phares des voitures venant en sens inverse lui paraissent aussi anormalement brillants. Pour réduire au maximum les dangers que représente ce gaz qui s’échappe du moteur d’une voiture, il faut bien régler celui-ci et veiller à ce que le système d’aération de la voiture soit en bon état.

Avez-vous mal au foie ?

1976 : Si les Américains se plaignent de leur cœur et les Anglais de leur estomac, les Français, quant à eux, prétendent souvent avoir une crise de foie. Or, d’après Le Figaro des 5 et 6 juin 1976, des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale viennent d’expliquer que la crise de foie n’existe pas. Évidemment, les nausées, les vomissements, les troubles digestifs ou la langue pâteuse ne sont pas imaginaires, mais ces troubles ne relèvent pas d’une maladie hépatique. En effet, chez les sujets atteints de ces troubles, un examen systématique de leur foie ne révèle aucune anomalie. Inversement, chez ceux qui sont vraiment malades du foie (atteints de cirrhose ou d’hépatite), on ne retrouve aucun des signes de la prétendue crise de foie. En général, cette crise de foie n’est qu’une réaction normale de l’organisme a un événement extérieur : excès alimentaire, intolérance à un mets, contrariété, etc. Il n’en demeure pas moins vrai que le foie est responsable d’affections graves dont les plus fréquentes sont les cirrhoses (dont 80 pour cent de cirrhoses alcooliques), qui provoquent 15 000 à 20 000 décès chaque année en France, les hépatites virales, qui touchent 200 millions d’individus dans le monde, ce qui en fait la deuxième maladie infectieuse après le paludisme, et les lithiases.

Le bison européen

1976 : En 1919, on estimait que le dernier bison européen en liberté avait été tué pour sa chair. Il n’en restait plus que quelques-uns dans des zoos. Mais en 1976, 1 650 bisons européens parcouraient la forêt de Bialowieza, à la frontière russo-polonaise. Cette forêt est devenue en 1921 le premier parc national polonais. En 1923, un professeur polonais rassembla dans cette forêt des bisons européens provenant de divers zoos. Seuls 17 de ces animaux, parents du bison américain, survécurent à la Seconde Guerre mondiale. Mais les bisons recommencèrent à se reproduire, si bien qu’il en existe actuellement un nombre important dans cette forêt.

"Des yeux de faucon"

1976 :  On dit parfois d’une personne qui a une excellente vue qu’elle a "des yeux de faucon". Mais cette expression est-elle conforme à la réalité ? En 1976 , trois chercheurs de l’Université américaine Vanderbilt ont démontré que le faucon a effectivement une vue supérieure à celle des humains. Pour cela, ils se servirent de deux fenêtres, l’une complètement blanche, l’autre avec des lamelles verticales. Quand le faucon volait en direction de la fenêtre à lamelles, on lui donnait de la nourriture. On réduisit progressivement l’épaisseur des lamelles, au point que finalement elles n’étaient plus visibles à l’œil humain. Par ce moyen, ces chercheurs arrivèrent à la conclusion que le faucon a une vue 2,6 fois plus perçante que celle de l’homme. Exprimant cette conclusion en d’autres termes, le Science News écrivit que la vue du faucon équivaut chez un homme "à lire le tableau d’un oculiste à environ quatre-vingts mètres ou un panneau de signalisation routière à environ huit cents mètres".

Un succédané de caviar

1976 : Selon l’United Press International, les savants soviétiques se prépareraient à "lancer un caviar artificiel, afin de remplacer les œufs de l’esturgeon, menacé par la pollution". Après des années de recherches, ce "caviar" a été produit à l’Académie de l’Institut des Sciences. Selon l’UPI, la Pravda Moskovskaya, journal soviétique, a donné les ingrédients de base qui ont servi à faire ce "caviar". Il s’agit de l’albumine du lait, de la caséine, de graisses et d’huiles de poissons, d’eau et de sel. Un savant russe qui a goûté ce "caviar" expérimental aurait dit : "Le goût était formidable." Depuis, ce "caviar" a été vendu dans différents magasins de Moscou. En général, la réaction serait favorable.

"Vandalisme : la rage de détruire"

1976 : Tel était le titre d’un article paru dans Le Figaro du 7 juin 1976. Selon l’auteur de cet article, "le phénomène n’est pas nouveau. Mais il évolue avec la société. Il progresse au rythme de l’urbanisation. Il devient surtout plus visible et plus systématique". Le vandalisme se manifeste en tout lieu et de différentes manières : graffiti dans les lieux publics, destruction de cabines téléphoniques, incendies volontaires et même profanations de cimetières. Le métro parisien est une victime "privilégiée" du vandalisme. Ainsi, sur une seule ligne de métro, la plus longue, 500 banquettes ont été complètement déchirées rien qu’au cours du mois de janvier 1976. Quel est le coût du vandalisme ? Rien que pour l’année 1974, la RATP a dépensé 400 000 francs français pour le nettoyage des graffiti, 300 000 francs pour les nettoyages ponctuels à la suite de manifestations et 650 000 francs pour la réparation de banquettes !

"Une grand-mère chez soi"

1976 : C’est sous ce titre qu’un journal suisse, L’Express des 15 et 16 mai 1976, rapportait que selon le docteur Ivor Felstein il est souvent plus utile d’avoir chez soi une grand-mère que des tranquillisants ou une aide médicale. Ce médecin estime que "l’absence d’une grand-mère à la maison est l’une des raisons principales des nombreuses dépressions dont souffrent les mères d’enfants âgés de moins de cinq ans". Il ajoute : "La sagesse et l’expérience des personnes âgées ont été progressivement perdues pour les générations des années cinquante, soixante et septante." Selon lui, il est temps de combattre cette tendance et de proclamer : "Reviens, grand-mère."

Les déserts progressent

1976 : Les déserts occupent une superficie de plus en plus grande. On pense que la cause principale en est les méthodes agricoles nuisibles auxquelles l’homme recourt à cause de l’accroissement de la population. Une étude a révélé qu’environ 43 pour cent de la surface de la terre est sèche et stérile, mais que les conditions climatiques n’en sont responsables que pour 36 pour cent. Les 7 autres pour cent de la surface du sol ont été rendus stériles par l’homme lui-même. Entre autres causes, citons les troupeaux trop nombreux et la culture d’un sol qui ne peut être cultivé sans risque que lorsque les conditions climatiques sont bonnes. En période de sécheresse, la végétation disparaît, le sol subit une forte érosion et un désert permanent se forme.

Les services que rend la coccinelle

1976 : L’homme a toujours traité avec beaucoup d’égards la coccinelle, coléoptère rouge ou jaune à points noirs. C’est sans doute parce qu’elle l’aide dans sa lutte contre les insectes. Comment cela ? Les 10 ou 15 œufs que pond une coccinelle donnent au bout de huit jours des larves minuscules mais dotées d’un appétit vorace. Elles dévorent en effet des dizaines de pucerons. Ainsi, la coccinelle contribue à l’équilibre biologique de l’environnement. Par exemple, à la fin du siècle dernier, les vergers de Californie étaient ravagés par une cochenille laineuse. C’est alors qu’on découvrit qu’une coccinelle qui vivait en Australie se nourrissait justement de la cochenille laineuse. Elle fut donc importée en grande quantité et elle eut finalement raison de ce parasite. Dans son article sur la coccinelle, le journal Tribune-Dimanche de Lausanne (du 28 mars 1976) dit encore : "Nous nous trouvons donc devant une nouvelle preuve de l’équilibre biologique de l’environnement. Alors que les insectes, dont on a déjà dénombré plus d’un million d’espèces différentes, pourraient constituer un danger pour l’humanité, la nature a prévu le ‘contrepoison’ naturel. (...) En fait, la technique de l’homme [pour éliminer les insectes nuisibles] ne sera gagnante que lorsqu’elle sera aussi parfaite que celle de la nature." La coccinelle, comme toutes les autres créatures, témoigne de la grande sagesse du Créateur.

Retour de la grippe espagnole ?

1976 : Au printemps de 1976, la presse internationale a fait état d’une alerte générale donnée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au sujet d’une résurgence possible de la "grippe espagnole". L’hebdomadaire L’Express a écrit : "La mort subite d’un soldat américain de 19 ans vient de déclencher dans le monde un fantastique branle-bas de combat. Afin de tuer dans l’œuf une épidémie qui pourrait se révéler catastrophique pour l’humanité tout entière. (...) C’est l’alarme générale, lorsque les médecins découvrent qu’ils sont en présence d’un virus de la grippe qu’ils croyaient disparu depuis plus d’un demi-siècle, une grippe qui avait tué quelque 20 millions d’êtres humains à travers le monde, à la fin de la Grande Guerre, entre 1917 et 1920. Partie d’Espagne, elle avait gagné l’Europe, les États-Unis, la Chine, à la vitesse d’un feu de brousse. (...) Responsable de plus de morts que la Première Guerre mondiale elle-même, le virus de la grippe espagnole avait disparu dans les années 20. Seuls quelques spécialistes savaient qu’il s’était réfugié dans certains élevages de porcs, aux États-Unis, notamment. Il était devenu le virus de la ‘grippe porcine’. (...) L’un des conseillers scientifiques de M. Ford le Pr Edwin Kilbourne, président du département de microbiologie de la célèbre école de médecine du Mont Sinaï [États-Unis] (...) est catégorique : ‘Nous avons la preuve de la transmission à l’homme du virus du porc. Nous prédisons des événements graves.’ (...) Le 26 mars 1976, l’OMS accepte enfin d’alerter ses 90 centres antigrippe. (...) Si les experts de l’OMS reconnaissent la réalité et l’imminence du danger, les fabricants de vaccin auraient tout juste le temps de se mettre au travail."

Les Japonais aiment lire

1976 : Au Japon la vente des livres a progressé de 16 pour cent en 1975, et elle avait augmenté encore plus en 1974. En 1975, les Japonais ont acheté 666 millions de livres, soit environ six par habitant (homme, femme et enfant). Le directeur d’une des plus grandes maisons d’édition du Japon a déclaré : "Nous nous attendions à ce que la vente des livres baisse pendant la récession, mais en fait, ce sont les meilleures années que nous ayons eues depuis la guerre."

Briques crues plus durables

1976 : La moitié des habitants de la terre vivent dans des maisons bâties de briques séchées au soleil. Mais ces constructions ne sont pas très durables, car ce matériau de construction est vite érodé par les intempéries. Dernièrement, un groupe d’ingénieurs anglais a produit une brique crue qui résiste bien à l’action du vent et de l’eau. Ils ont découvert que si l’on ajoute de la chaux à certaines terres trouvées en Asie et en Afrique, on peut faire des briques crues beaucoup plus durables. Ils pensent que cette nouvelle brique pourra contribuer à la solution du problème du logement dans les pays en voie de développement, sans augmenter beaucoup les frais de construction.

Cellules d’une momie

1976 : L’autopsie d’une momie égyptienne a révélé la présence de leucocytes ou globules blancs. On avait déjà retrouvé des globules rouges dans une momie, mais c’est la première fois qu’on a découvert des leucocytes. Les chercheurs ont constaté que la structure des globules est restée inchangée, bien que la momie soit vieille de quelque 2 200 ans. D’autre part, ces globules sont identiques aux cellules d’un homme d’aujourd’hui. Un professeur de pathologie a déclaré : "Je reconnais ces cellules en me servant, pour les examiner, des mêmes critères structuraux que ceux que j’utiliserais pour le même type de cellule de mon propre sang."

Métiers dangereux

1976 : Aux États-Unis, le métier le plus dangereux est celui de sapeur-pompier. D’après un rapport publié par la revue Parade, une enquête menée par l’Association internationale des sapeurs-pompiers révèle qu’en 1974 il y a eu 84 accidents mortels pour 100 000 pompiers. Les deux autres métiers les plus dangereux sont ceux de mineur et de policier. Parmi les mineurs, il y a eu 71 morts accidentelles pour 100 000 emplois, et, pour la police, on a compté 51 morts pour 100 000 policiers.

Homosexuels mineurs au Danemark

Le Parlement danois a voté en 1976 une nouvelle loi aux termes de laquelle les adultes qui ont des relations homosexuelles avec un adolescent âgé de quinze ans révolus ne seront plus passibles de poursuites pénales. Jusqu’alors, l’âge minimum à partir duquel les relations homosexuelles ne tombaient pas sous le coup de la loi était de dix-huit ans. Le projet de loi adopté a été présenté par le Parti des socialistes du peuple (communistes dissidents). Exprimant son désaccord avec cette loi, un porte-parole du Parti chrétien populaire a dénoncé les risques qu’elle fera courir à l’équilibre sexuel des adolescents de quinze à dix-huit ans. Il prévoit une recrudescence de la prostitution homosexuelle parmi les adolescents. Certains parlementaires danois entreprennent une campagne en vue de l’organisation d’un référendum qui permettra d’abroger cette nouvelle loi.

Les droits des malades

L’Assemblée parlementaire européenne, siégeant à Strasbourg, a adopté en 1976 une série de résolutions concernant les droits des malades. Il s’agit d’une charte visant à définir les libertés dont les malades doivent bénéficier : entre autres, le droit à la liberté d’être hospitalisé ou non, d’être traité ou non ; le droit à la dignité et à l’intégrité de la personne ; le droit d’être informé complètement sur la nature de sa maladie et sur les traitements envisagés, afin de donner un consentement libre et éclairé ; le droit aux soins appropriés, particulièrement dans le cas de l’expérimentation de nouveaux médicaments ; le droit de ne pas souffrir. Il est significatif que les parlementaires européens aient éprouvé le besoin de rappeler ces droits. Il faut croire que certains membres du corps médical ont tendance à les oublier...

Le tunnel routier du Saint-Gothard

Quand on parle du tunnel du Saint-Gothard, on pense au tunnel ferroviaire qui franchit les Alpes suisses et qui constitue l’une des principales voies de communication entre le nord de l’Europe et l’Italie. Cet ouvrage demanda 10 années de travaux et coûta la vie à des dizaines d’ouvriers. Or, avec le développement de la circulation automobile, et comme la route du col du Saint-Gothard est fermée pendant plusieurs mois de l’année, un tunnel routier s’est avéré nécessaire. Les travaux ont commencé en 1969. Les deux équipes, qui creusaient chacune de son côté une galerie de sécurité qui sera parallèle au tunnel proprement dit, ont fait leur jonction au printemps 1976. Le tunnel routier du Saint-Gothard devrait en principe entrer en service en 1980. Alors que le tunnel ferroviaire est long d’un peu moins de 15 kilomètres, le tunnel routier aura une longueur de 16 300 mètres. Rappelons que le tunnel du Mont-Blanc est long de 11 600 mètres. Situé entièrement en Suisse, le nouveau tunnel du Saint-Gothard est financé par l’État, qui, paraît-il, n’a pas l’intention de demander aux usagers un droit de péage.

Les misères du Ritz

1976 : Ritz Paris 1975, l’hôtel Ritz de Londres a perdu plus de 120 000 livres sterling. Cet hôtel luxueux avait déjà dû fermer son célèbre "Grill", pour des raisons d’économie. Les propriétaires ont donc décidé de s’en défaire. Une offre de 2 700 000 livres vient d’être faite par la société Trafalgar House Investments, propriétaire de plusieurs autres grands hôtels à Londres et du paquebot Queen-Elizabeth. Rappelons que le Ritz de Londres a été créé en 1905 par César Ritz, paysan suisse, devenu hôtelier puis homme d’affaires entreprenant. Avant celui de Londres, il fonda le Ritz de Paris (1898), et par la suite il créa des hôtels du même nom, et du même luxe, à New York et à Budapest.

Une leçon du séisme

Au Guatemala, le tremblement de terre qui a fait environ 22 000 victimes et qui a laissé sans abri plus d’un million d’habitants, a également secoué des centaines de touristes et d’hommes d’affaires étrangers en visite dans ce pays. Certes, il y a eu peu de victimes parmi eux, puisque la plupart d’entre eux logeaient dans des hôtels bien construits. Mais ils ont été "secoués" moralement. En effet, un rapport publié dans le New York Times a fait remarquer que les voyageurs aisés vivent généralement dans un "cocon" de confort, "cocon" qui a éclaté quand le tremblement de terre s’est produit. Le rapport déclarait : "Tout à coup, ces gens se sont trouvés sans électricité, sans communications, sans réfrigération, sans eau courante, et privés de la sécurité et des mille choses dont ils ont l’habitude. (...) Soudain, ils ont découvert que les choses qu’ils considèrent comme normales sont des luxes pour environ 75 pour cent de la population du monde."

"Contre-Salon de l’auto"

Au printemps de 1976, plusieurs associations de défense de la nature et de l’environnement ont organisé à Paris le premier "Contre-Salon de l’auto". Le but de cette exposition a été de dénoncer les méfaits de l’usage inconsidéré de l’automobile : des milliers de morts et de blessés, la pollution de l’air, villes et forêts défigurées et océans pollués. M. Philippe Saint-Marc, l’un des organisateurs de cette manifestation, a déclaré : "L’automobile doit servir et non asservir. (...) Il faut changer l’état d’esprit de l’opinion à l’égard de ceux qui causent les accidents. Il ne s’agit pas de maladroits, mais de véritables délinquants qui prennent le risque de tuer." Rappelons que d’après les dernières statistiques publiées par l’ONU, les accidents de la route font dans le monde chaque année, en chiffres ronds, 250 000 morts et 7 500 000 blessés.

Les Français boudent le poisson

1976 : la production mondiale du poisson tourne autour de 65 millions de tonnes par an, les Français n’en consomment qu’environ 870 000 tonnes, y compris les conserves, les coquillages et les crustacés. Actuellement, l’industrie française de la pêche connaît le marasme. Il est vrai que la cuisine française accorde la part du lion à la viande, considérée comme "aliment noble". Mais cela n’explique pas tout. Certains incriminent le prix relativement élevé du poisson. Pourtant, il existe des espèces qui ne sont pas plus chères que la viande. D’autres expliquent la mévente des produits de la mer par la peur de la pollution. Or, compte tenu des méthodes d’élevage utilisées aujourd’hui, la viande peut, elle aussi, être "polluée". Donc, ces différentes raisons ne suffisent pas à elles seules à expliquer pourquoi l’industrie française de la pêche connaît présentement des difficultés. Nombreux sont les pêcheurs qui en évoquent une autre, — inattendue celle-là ! Ils prétendent que depuis que l’Église catholique a autorisé ses "fidèles" à manger de la viande le vendredi, les poissonniers n’ont jamais retrouvé leur clientèle du "jour maigre". De même, la pratique de la religion catholique étant en baisse, le poisson ne joue plus autant son rôle de "plat de carême". Le facteur religieux a donc pu contribuer aux difficultés des pêcheurs français. Mais vraisemblablement la raison la plus plausible est tout simplement que les Français aiment mieux la viande que le poisson. À l’industrie de la pêche de relever le défi et de prouver qu’un bon plat de poisson, bien préparé, vaut bien un bifteck frites !

Trompe-l’œil alimentaire

1976 : L’amarante (appelée aussi rouge n o 2 ou bordeaux S, et immatriculée E 123) a été interdit aux États-Unis en 1976. Cet additif, employé couramment dans les boissons gazeuses, les glaces, les produits pharmaceutiques, les rouges à lèvres et les bonbons, a déjà été interdit en Union soviétique parce qu’il risque d’être cancérogène. Ce colorant a été également interdit en Suède en 1976. En France, une étude menée en 1973 par le Laboratoire pour l’information et la protection des consommateurs a montré que sur 91 échantillons alimentaires (confiseries, sirops, boissons), 13 seulement indiquaient la présence de colorants, alors que 29 contenaient de l’amarante et qu’aucune étiquette ne le mentionnait. Il existe bien un autre colorant (le rouge n o 40) considéré comme inoffensif, mais il présente l’inconvénient de virer au noir au contact de la vitamine C, souvent présente dans les jus de fruits. Aussi l’industrie alimentaire lui préfère-t-elle l’amarante, dont, prétend-elle, le caractère cancérogène n’a jamais été démontré de manière absolue. Commentant cet état de choses, Maurice Denuzière a écrit dans Le Monde : "Un des premiers colorants mis à l’index, aussi bien à Moscou qu’à Washington, a été l’amarante... qui donne leur belle couleur rouge aux bonbons acidulés comme à certains jus de fruits trop pâles. D’après les experts, il faudrait aussi se méfier des biscuits trop jaunes, des crèmes glacées trop roses, des fruits confits trop verts et des yaourts qui n’ont le goût et la couleur de la fraise ou du cassis que par l’habile jeu alchimique de sels parfumés totalement étrangers aux fruits de nos jardins. (...) De la même façon, on nous fait du haddock avec du cabillaud, en peignant le malheureux poisson séché à l’aide d’un pistolet chargé de tartrazine ; on vous confectionne des hectolitres de menthe verte en mélangeant, entre autres, du E 132 et du E 140 avec un soupçon de quinoléine et l’on vous propose un jambon dont le beau teint rose doit tout au carmin de cochenille. (...) Dénués d’intérêt nutritif, les colorants ne sont utilisés que pour améliorer la présentation des produits. Ils sont en somme à l’alimentation ce qu’est le maquillage à la femme."

L’Acropole en péril

1976 : Selon une commission du ministère grec de la Culture, les dommages infligés aux marbres des monuments de l’Acropole d’Athènes de 1956 à 1976 sont bien plus graves que ceux qui sont causés par les vents salins, l’érosion, les tremblements de terre, les incendies et les bombardements auxquels la capitale grecque a dû faire face au cours des quelque deux mille cinq cents années qui se sont écoulées depuis le "siècle de Périclès". En effet, les marbres de ces monuments sont attaqués par l’air d’Athènes et du Pirée ; cet air est pollué par les raffineries, les usines, le chauffage des maisons au mazout et les gaz d’échappement d’un demi-million de véhicules. D’après cette commission, des mesures doivent être prises très rapidement si l’on veut éviter des dommages irréparables. Un groupe d’experts et de spécialistes grecs et étrangers se sont penchés sur le problème. Certains proposent de recouvrir les monuments ou tout au moins les sculptures les plus menacées (comme les cariatides de l’Érechthéion) d’une couche de matière plastique. D’autres suggèrent que la pierre soit traitée au cobalt. Enfin, d’autres encore pensent que la seule solution est d’enlever les sculptures les plus délicates, de les conserver dans les musées d’Athènes et de les remplacer par des moulages. Au mois de septembre 1976, quelque deux cents spécialistes vont se réunir à Athènes pour un colloque sur le thème "Sauvegarde des monuments de l’Acropole".

Va-t-on revenir aux navires marchands à voiles ?

1976 : Voilà plus d’un siècle que les bateaux à vapeur ont détrôné les voiliers dans le domaine de la marine marchande. Mais l’essor de la navigation de plaisance, la pollution des mers, la hausse considérable du prix du mazout et les courses de voiliers à travers les grands océans et même autour du monde en des temps records, ont ranimé l’intérêt porté à la création de cargos à voiles. C’est ainsi qu’un ingénieur allemand s’emploie à l’application des techniques modernes aux grands voiliers capables de transporter des marchandises. Il prévoit la construction d’un six-mâts déplaçant 17 000 tonnes, soit le double des long-courriers les plus grands de la fin du siècle dernier. Il prévoit que, sous des vents favorables, ce navire pourra filer 20 nœuds (rappelons que le paquebot United States enleva le dernier "ruban bleu" pour la traversée de l’Atlantique à la vitesse moyenne de 35,6 nœuds, mais que même les cargos et navires-citernes les plus modernes ne filent couramment que 18 nœuds). Toutefois, un moteur auxiliaire est prévu, pour permettre au bateau d’avancer lorsque le vent sera insuffisant. L’emploi maximum de l’automation réduira l’importance de l’équipage, si bien que l’exploitation de ce navire devrait être rentable, compte tenu surtout de l’économie de combustible.

"La science et la barbarie"

1976 : Commentant le livre La vie c’est autre chose, de G. Bonnot, M. Pierre Viansson-Ponté a écrit dans Le Monde : "Quand elle explose, la bombe Goyave projette dans toutes les directions trois cents petites billes d’acier d’un diamètre d’un demi-centimètre. À la vitesse initiale de 1 000 mètres par seconde, cela fait du mal. Les savants américains qui avaient mis au point cette bombe pour la guerre du Viêt Nam se sont ensuite avisés qu’elle faisait de belles blessures, bien franches. Ils étudièrent donc des fléchettes munies de quatre ergots qu’on substitue aux billes ; les fléchettes déchiraient les tissus et ne pouvaient plus ressortir. C’était mieux. Pas encore parfait. Car il restait un problème à résoudre. Chez l’ennemi, il y avait des chirurgiens, des médecins, qui parvenaient malgré tout à extraire les projectiles, à panser les plaies, à guérir parfois certains blessés. Il fallait y mettre bon ordre. Les savants réussirent à produire une matière plastique aussi dure que l’acier, qui offre l’avantage d’être transparente aux rayons X. Impossible, désormais, de voir à la radio où sont fichés les éclats, impossible d’opérer. On n’arrête pas le progrès. (...) ‘Si vous continuez à ne faire confiance qu’à la science, à l’égoïsme et à la peur, s’écrie Gérard Bonnot, vous nous préparez la pire des barbaries.’ (...) Sa conclusion, c’est la prophétie d’André Malraux : ‘Le vingt et unième siècle sera religieux ou ne sera pas."’

Le danger d’"avaler de travers"

1976 : D’après un rapport publié dans Le Monde, près de 6 000 personnes aux États-Unis et plusieurs centaines de personnes en France meurent chaque année parce qu’elles ont "avalé de travers". Si les conduits respiratoires sont bloqués par un morceau de nourriture, la personne meurt au bout de 4 à 5 minutes. Il paraît que cet accident stupide constitue l’une des cinq premières causes de mort accidentelle. Les classiques "tapes dans le dos" s’étant avérées inutiles, un docteur américain s’est livré à des expériences destinées à trouver une méthode efficace pour sauver ceux qui s’étranglent de cette façon. Le Monde écrit : "Après avoir procédé à de très nombreux travaux expérimentaux sur l’animal, le Docteur Heimlich a montré qu’une forte pression exercée de bas en haut sur le diaphragme provoque une puissante ‘surpression’ de l’air contenu dans les bronches et la trachée. Cette surpression conduit à l’expulsion forcée des particules alimentaires bloquées (...). Il faut, à cette fin, se placer derrière la victime, lui entourer la taille de ses deux bras et exercer une pression rapide de bas en haut, au niveau de l’estomac, en utilisant un poing fermé." La victime peut même effectuer cette manœuvre elle-même, avec son propre poing ou à l’aide d’une chaise ou d’un coin de table. Des noyés aussi ont été sauvés par cette méthode, associée à la réanimation par le bouche à bouche.

Le clergé et l’espionnage

En 1976, le journal National Catholic Reporter révéla que des ecclésiastiques et des missionnaires avaient été utilisés par la CIA pour recueillir des renseignements. Malgré le démenti qui a été publié à ce sujet, cette nouvelle a été indirectement confirmée lorsque de nouvelles lois ont été discutées par le Congrès américain. L’un des conseillers du président Ford a déclaré : "Souvent, les ecclésiastiques qui vivent à l’étranger constituent une source précieuse de renseignements, et bon nombre d’entre eux, agissant par pur patriotisme, aident volontiers le gouvernement en lui fournissant des renseignements utiles." M. William Colby, directeur de la CIA, a avoué de son côté que les ecclésiastiques "jouent un rôle important" comme informateurs, et il a affirmé que toute loi destinée à les empêcher d’agir de la sorte "imposerait un handicap à [la CIA] et réduirait son efficacité". Cependant, l’un des défenseurs d’une telle loi a déclaré devant le Congrès américain que par de telles activités "les Églises se prostituent".

Les enfants prématurés ont besoin d’affection

1976 : Pour remplacer la chaleur de la matrice maternelle, en général on place les prématurés dans une couveuse. Quel effet cette ambiance artificielle a-t-elle sur eux ? Mme Ruth Rice, psychologue américaine, estime qu’environ la moitié d’entre eux ont des problèmes d’ordre physique ou mental. En revanche, ses recherches ont révélé qu’une amélioration très nette est enregistrée lorsque les enfants sont enlevés de la couveuse quatre fois par jour et "serrés affectueusement contre leur mère". Rapportant les résultats de cette expérience, le National Observer a déclaré que ces enfants sont "physiquement et mentalement avancés par rapport à d’autres enfants prématurés".

Le calmar — aliment nourrissant

1976 : Le calmar, ou encornet, ne figure pas au menu de la plupart des peuples de la terre. Mais il en va autrement des Japonais. En effet, un rapport publié par le bureau du premier ministre du Japon révèle que dans ce pays le calmar est consommé encore plus que la sardine et le maquereau, pourtant très prisés. Le calmar séché fait partie de l’alimentation d’un grand nombre de Japonais. Ce mollusque est comestible à 85 pour cent, contre 60 pour cent pour la plupart des poissons. Très riche en protéines et en calories, le calmar est un aliment économique et très nourrissant.

Des scientifiques condamnent les horoscopes

1976 : Un groupe de 186 savants, dont 18 lauréats du prix Nobel, ont publié dernièrement dans la revue The Humanist un manifeste qui déclarait entre autres : "Imaginer que les forces exercées par les planètes et les étoiles au moment de la naissance puissent en quoi que ce soit influer sur notre avenir est simplement une erreur. Il n’est pas non plus vrai que la position de lointains corps célestes rende certains jours plus ou moins propices à telle ou telle activité, ou que le signe sous lequel une personne vient au monde détermine sa compatibilité ou son incompatibilité de caractère avec quelqu’un d’autre."

Contamination virale par les fruits de mer

1976 : Au début de l’année 1976 un rapport a été présenté devant l’Académie française de médecine, faisant état du danger des coquillages qui sont impropres à la consommation. Entre juillet 1972 et juillet 1974, 10 700 huîtres, 4 000 moules et 300 coquillages appartenant à d’autres espèces provenant de bassins d’élevage ont été analysés. Il en est ressorti que 3 pour cent des coquillages examinés contenaient des virus, principalement des virus pouvant provoquer l’entérite et l’hépatite. Puisque ces résultats ont été obtenus sur des coquillages élevés dans des parcs de culture, il est évident que le danger est beaucoup plus grand pour les fruits de mer ramassés à proximité d’égouts ou d’estuaires pollués. Commentant ce rapport, Le Monde a écrit : "La contamination virale des coquillages est un fait indiscutable, mais elle est peut-être moins alarmante qu’on ne le dit parfois, tout au moins pour ce qui concerne les coquillages provenant des bassins et parcs de culture. (...) Il convient de se souvenir que les moules, de loin les plus polluées, sont moins dangereuses, du point de vue viral, si elles ont dégorgé dans l’eau salée, car leur cuisson élimine quasi totalement les microbes."

Les "pierres croulantes" de la cathédrale de Canterbury

1976 : Au début de l’année, le prince Charles d’Angleterre accepta d’être la vedette d’une émission de télévision destinée à sauver la cathédrale de Canterbury. Cet édifice, plus vieux d’un siècle que Notre Dame de Paris, a, paraît-il, été construit avec des pierres provenant de la région de Caen, en Normandie, qui sont particulièrement sujettes à la corrosion. À ce sujet, le correspondant du Monde à Londres a écrit : "À l’heure actuelle une course de vitesse est engagée entre les forces de destruction et les artisans, trop peu nombreux, qui s’efforcent de remplacer les pierres croulantes de la cathédrale. (...) Ce programme télévisé constitue sans doute l’appel le plus efficace en faveur de la souscription visant à réunir quelque quatre millions de livres pour restaurer ce monument historique religieux."

Record de faillites

1976 : La crise économique a provoqué un nombre record de faillites dans les pays du Marché commun. Pendant le premier semestre de 1975, le plus grand nombre de faillites a été enregistré en France, suivie, dans l’ordre, de la Grande-Bretagne, de la République fédérale allemande et de l’Italie. Mais c’est le Japon qui a battu tous les records. Selon l’Institut de recherches financières Teikoku Koshinsho, 11 713 entreprises japonaises ont fait faillite en 1975.

Le taux des divorces

1976 : Quel est le taux des divorces dans les différents pays du monde ? La Suède bat tous les records, avec 60 divorces pour 100 mariages. Les États-Unis viennent après, avec 44 pour cent de divorces, suivis de la République dominicaine (43 pour cent), du Danemark (39 pour cent), de la RDA, de la Grande-Bretagne et de la Libye (30 pour cent) et de l’Union soviétique (28 pour cent). La France, l’Iran et le Japon se trouvent vers le bas de la liste, avec 10 divorces pour 100 mariages.

La longévité des hommes et des femmes

1976 : On croit généralement que les femmes vivent plus longtemps que les hommes. Est-ce vrai ? Certes, les statistiques semblent confirmer cette idée, mais un rapport publié dernièrement dans le Journal de l’Association pour le traitement des maladies pulmonaires, de l’Illinois, a affirmé que c’est un "non-sens" que de prétendre que la longévité des femmes est supérieure à celle des hommes. En effet, ce rapport révèle qu’aux États-Unis les hommes comme les femmes vivent en moyenne jusqu’à 75 ou 76 ans, à condition de ne pas fumer. Ce journal prédit que la moyenne de la longévité féminine baissera au cours des prochaines années, à mesure que l’habitude de fumer s’étend parmi les femmes.

Attention à l’eau !

1976 : Certains experts en la matière déclarent que l’eau qui a séjourné toute la nuit dans la tuyauterie de votre maison a pu absorber des éléments nuisibles. Ils conseillent aux usagers de laisser couler l’eau pendant quelques secondes avant d’en prendre pour boire. L’eau chaude absorberait encore plus d’éléments nocifs que l’eau froide. Selon le directeur technique du Conseil américain de recherches pour la qualité de l’eau, il ne faudrait "jamais boire l’eau chaude du robinet ni s’en servir pour faire la cuisine". Il ajoute : "Si vous avez besoin d’eau chaude à consommer, faites chauffer de l’eau froide."

Comment dormir sans se droguer ?

1976 : Un amino-acide qui se trouve à l’état naturel dans le lait, la viande et le fromage pourra-t-il un jour remplacer les sédatifs et les somnifères que tant de gens se croient obligés de prendre pour trouver le sommeil ? En tout cas, les sujets auxquels cet acide aminé a été administré se sont endormis deux fois plus vite et se sont réveillés quarante-cinq minutes plus tard que d’habitude. Les chercheurs pensent que cet amino-acide, le tryptophane-1, stimule la production d’une substance chimique cervicale qui favorise le sommeil. D’après la revue Newsweek, l’abondance de cet amino-acide dans les produits laitiers "explique peut-être pourquoi un si grand nombre de gens dorment mieux s’ils boivent un verre de lait chaud avant de se coucher".

Le goût du travail est en baisse

1976 : Les allocations de chômage élevées mettent à rude épreuve le traditionnel goût du travail des ouvriers allemands. La Fédération des constructeurs de Bavière se plaint de la difficulté à trouver des ouvriers qualifiés qui sont disposés à travailler, même parmi les chômeurs. Un porte-parole de cette fédération a déclaré : "Il est indéniable que pour des périodes limitées, nombre de travailleurs préfèrent être en chômage (en touchant des allocations élevées) plutôt que de travailler pour un salaire sans primes." Cette même tendance a été signalée aux États-Unis, où presque 40 pour cent des ouvriers interviewés ont dit qu’ils préfèrent le chômage au travail. Ce chiffre est presque le double de celui enregistré en 1962. Fait plus étonnant encore, plus de 75 pour cent des jeunes gens âgés de seize à vingt ans ont déclaré qu’ils préféreraient ne pas travailler.

Médicaments et affections dentaires

1976 : Lors du dernier congrès annuel de l’Association dentaire française, qui s’est tenue à Paris, l’effet que certains médicaments peuvent produire sur la bouche et les dents a été examiné. Par exemple, certains antibiotiques prescrits aux femmes enceintes peuvent avoir des répercussions sur l’état bucco-dentaire de l’enfant. Le professeur Dargent, président scientifique du congrès, a notamment déclaré : "Ces produits peuvent être responsables d’altérations indélébiles des dents. De même, les femmes utilisant les pilules contraceptives doivent savoir que certaines de ces substances peuvent favoriser une inflammation des muqueuses et, ultérieurement, le déchaussement des dents." Mais parmi les affections bucco-dentaires, la carie reste le mal le plus courant. On estime que le premier responsable est le sucre, qui, sous l’effet des bactéries, se transforme en acide et attaque les dents. D’où le conseil d’éviter le "bonbon du soir" donné aux enfants. D’après les experts, seul le brossage des dents après chaque repas et surtout avant de se coucher le soir permet d’empêcher la formation de la plaque dentaire, qui précède celle d’une carie. Ils recommandent un brossage aussi bien horizontal que vertical et qui doit durer entre une et deux minutes, avec une brosse souple. Ils déplorent le fait qu’en 1975, seulement 25 millions de brosses à dents ont été vendues en France, soit une pour deux habitants !

Lycéens illettrés

1976 : Aux États-Unis, des tests imposés aux lycéens désireux d’entrer à l’université ont révélé qu’un nombre croissant de jeunes Américains manient très mal la langue anglaise. On incrimine principalement le manque d’exercices de lecture à l’école primaire. Un autre grand coupable est la télévision. Le recteur d’une université de New York a déclaré : "Pour beaucoup d’enfants elle [la télévision] a dans une large mesure pris la place de la lecture, de l’exercice physique, de la conversation, des jeux avec d’autres enfants et de l’imagination créatrice de distractions." Invariablement, les adolescents qui parlent et lisent bien sont ceux dont les parents leur faisaient des lectures à haute voix quand ils étaient petits, les encourageaient à lire et ne permettaient pas à la télévision de remplacer la lecture et la communication avec d’autres enfants.

Réapparition de poux dans les écoles

1976 : Depuis la guerre, les poux avaient pratiquement disparu dans les pays développés. Puis, en 1970, ils ont réapparu aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Depuis quelque temps, il y a une recrudescence de poux également en France. La présence de ces insectes a été signalée dans les écoles de douze départements français ; le Nord est le plus touché, avec 10 pour cent des enfants infestés, mais également la région parisienne. Chose intéressante, alors que dans le passé ces parasites ne touchaient pratiquement que les milieux pauvres, l’"épidémie" actuelle affecte toutes les couches de la société. En effet, le Dr Marie-Louise Imbert de La Touche, du Service de santé scolaire de Paris, a déclaré "Les poux ne respectent plus les barrières sociales. Ils aiment les cheveux longs et bouclés : c’est de mode aussi bien chez les enfants des taudis que chez ceux des beaux quartiers." Les autorités recommandent une hygiène rigoureuse du cuir chevelu, c’est-à-dire le shampooing hebdomadaire et l’usage régulier de la brosse et du peigne.

Pékin devient Beijing

En 1976, la presse officielle chinoise a demandé que les adresses du courrier destiné à la Chine soient écrites désormais en "pinyin". Le "pinyin" est un système de transcription phonétique des idéogrammes chinois. Il diffère sensiblement des transcriptions phonétiques élaborées par les Français et les Anglais. Le gouvernement chinois a déjà publié et diffusé à l’étranger une carte de la Chine où tous les noms de lieu sont imprimés en "pinyin". Selon cette méthode de transcription, "Pékin" s’écrit "Beijing", "Tientsin" devient "Tianjin" et "Canton" se transforme en "Guangzhou". C’est là l’orthographe qu’il faut désormais utiliser pour le courrier. D’autre part, les étiquettes des produits chinois destinés à l’exportation seront aussi transcrites en "pinyin".

Le record des clippers est battu

1976 : Au siècle dernier, les clippers étaient de grands voiliers rapides qui faisaient le voyage d’Amérique, de Chine et d’Australie. D’ordinaire, les clippers reliaient l’Australie à l’Angleterre en 100 jours, en passant par le cap de Bonne-Espérance à l’aller et par le cap Horn au retour. Mais en fin 1869-début 1870, le clipper "Patriarch" fit le voyage Londres-Sydney en 69 jours 1 heure 30 minutes, à la vitesse moyenne d’environ 370 kilomètres par jour. À plusieurs reprises, ce trois-mâts dépassa les 500 kilomètres en vingt-quatre heures. Depuis plus de cent ans, ce record n’avait jamais été battu. Or, cet hiver 1975 , deux grands ketches, le britannique Great Britain II et le français Kriter se sont livrés un combat acharné et se sont aussi attaqué au record de "Patriarch". La course a été gagnée par le bateau anglais, qui a relié Londres à Sydney sans escale en 67 jours 7 heures 19 minutes. Mais le yacht français n’a mis que 6 heures 28 minutes de plus, et a même gagné la course au handicap. Les deux voiliers ont ainsi battu de près de deux jours le record du clipper "Patriarch".

L’arme "idéale"

1976 : À l’époque des fusées intercontinentales et des missiles sol-air à tête chercheuse, on sait que le moyen le plus sûr de pénétrer en territoire ennemi serait le vol à grande vitesse et à très basse altitude, ce qui rendrait difficiles la détection au radar et l’action des fusées antiaériennes. Plusieurs avions de combat ont été conçus en fonction de ces données, mais ils sont extrêmement coûteux et les pertes de ces appareils risqueraient d’être considérables. Or, les Américains en 1976 étaient en train de développer un nouveau type de missile, appelé Cruise. Dans sa version stratégique, ce missile, qui ne mesure que six mètres de long et 50 centimètres de diamètre, sera doté d’une tête nucléaire. Ses dimensions lui permettront d’être lancé d’un simple tube lance-torpilles. Son rayon d’action serait de 2 700 kilomètres. Muni d’un radar qui mesure continuellement son altitude, il vole très bas, à moins de 200 mètres du sol, en suivant la configuration du terrain. Après un trajet de 2 700 kilomètres, la précision de son tir serait de l’ordre de 200 à 60 mètres. Son système de guidage a déjà été essayé en vol. Cet engin ne coûterait que 500 000 dollars pièce, alors que le nouveau bombardier B-1 américain coûterait 18,5 millions de dollars. Il paraît que cette nouvelle arme inquiète les Soviétiques. Est-ce à elle, entre autres, que pensait M. Malik, représentant soviétique aux Nations unies, lorsqu’il a proposé "un traité portant interdiction de la mise au point et de la fabrication de nouveaux types d’armes" ? Toujours est-il qu’il a ajouté : "Il y a toutes les raisons de croire que l’humanité est aujourd’hui au seuil de découvertes scientifiques majeures susceptibles d’être utilisées pour la fabrication de nouvelles armes monstrueuses de destruction massive, comme elle était, il y a quarante ans, au seuil de l’ère nucléaire."

Destruction de denrées alimentaires

1976 : Alors que dans les pays en voie de développement des millions de gens ont faim, dans les pays industrialisés on continue allégrement de détruire des denrées alimentaires pour soutenir les prix. C’est ainsi que l’automne dernier on a pu lire la dépêche suivante dans Le Monde : "Huit cents tonnes de pommes ont été jetées le mardi 7 octobre sur les rives de la Durance, à Châteaurenard, pour être détruites. En quelques semaines, 2 500 tonnes de pommes ont été ainsi déversées à la décharge pour permettre un redressement des cours du marché. En outre, alors que la campagne de choux-fleurs commence à peine, 10 tonnes ont été ‘retirées’ mardi sur les 130 tonnes mises en marché." À titre d’explication, le journal a ajouté : "En raison des conditions atmosphériques particulièrement favorables, la production de pommes en France sera supérieure de 200 000 tonnes environ à celle de 1974. Pour l’ensemble des pays de la CEE la progression sera de 2 millions de tonnes. Bien qu’une telle surproduction ait été prévue depuis plusieurs mois, on estime au ministère de l’Agriculture qu’il était difficile d’éviter la destruction massive pour plusieurs raisons : la conjoncture actuelle ne permet pas un développement de la consommation ; la France, qui exporte déjà près de 600 000 tonnes de pommes, ne peut espérer améliorer ce résultat, car la production a augmenté dans tous les pays ; les organismes de stockage et de distribution sont actuellement saturés." Malheureusement, cette pratique n’est pas limitée à la France, et il n’y a pas que des pommes et des choux-fleurs qui sont détruits "pour permettre un redressement des cours du marché". Si un riche brûlait du pain ostensiblement dans son jardin alors que dans la maison d’à côté des gens mouraient de faim, il serait mis au ban de la société. Il est vrai que dans de nombreux domaines les États se permettent bien des choses qui sont considérées comme des crimes quand c’est un particulier qui les commet.

"Le temps des assassins"

1976 : Écrivant au sujet de la condamnation à mort d’un jeune Français âgé de dix-sept ans qui avait commis un crime odieux, M. Jean d’Ormesson a écrit dans Le Figaro : "Il n’y a plus de sacré dans notre décadence. Le sacré s’est retiré de la nation, de la famille, de la religion, de Dieu lui-même. Voici qu’à leur tour il se retire aussi des enfants. Le déclin d’une civilisation ne frappe pas seulement les puissants, les mandarins, les clercs. Il frappe aussi les enfants. Les enfants, comme beaucoup d’autres, ont fait tout ce qu’il fallait pour que tout ce qui les protégeait s’écarte enfin d’eux et les laisse sans recours. Ils ont saisi des casques, des pioches, des couteaux, des barres de fer. Eux qui ne cessent de crier qu’ils détestent la guerre, ils ont tué de plus en plus jeunes. (...) On ne peut pas gagner sur tous les tableaux. Ils ne sont plus des enfants quand ils massacrent les autres. Ils ne seront plus des enfants quand les autres les tueront. (...) Vous souvenez-vous qu’il y a quelque vingt ou trente ans, la mode était à la vertu ? Plus de guerres, plus de diplomaties secrètes, plus de violence et, surtout, plus de peine de mort. Où en sommes-nous, aujourd’hui ? Les tractations secrètes triomphent, la violence est partout et cette fameuse peine de mort qu’on voulait extirper, on l’applique aux enfants. (...) Je l’écris avec tristesse, mais sans trop de crainte, hélas ! d’être démenti par les faits : nous entrerons dans l’âge des bûchers parce que nous sommes entrés dans l’âge de la licence. Nous entrerons dans l’ère de la violence des individus et des clans parce que nous sommes entrés dans l’ère de la faiblesse des parents et de l’État. Nous entrons dans l’âge de la répression parce que nous sommes entrés dans l’âge du terrorisme. Nous entrons dans le temps des bourreaux parce que nous sommes entrés dans le temps des assassins."

Les langues les plus parlées en 1975

1976 : D’après des statistiques publiées en 1975, la langue la plus parlée dans le monde est le chinois (750 millions de personnes). En fait, c’est l’écriture qui fait l’unité du chinois, puisque la langue parlée se subdivise en dialectes, dont les principaux sont le mandarin, le cantonais, le wou et le min. La deuxième langue du monde est l’anglais, parlée par 350 millions de personnes, suivi de l’hindi (250 millions), de l’espagnol (220 millions) et du russe (145 millions). Ensuite viennent, dans l’ordre, l’allemand, l’arabe, le bengali, le portugais, le japonais, le malais et le français (parlé par 85 millions de personnes).

La chauve-souris — le seul mammifère volant

1976 : Apprenez à mieux me connaître.Nous sommes des mammifères de l’ordre des chiroptères. Nous formons plusieurs centaines d’espèces qui vivent dans les régions tempérées et tropicales, aussi vous serait-il impossible de rencontrer tous les membres de ma famille.Dans les grandes lignes, nous sommes de petites créatures ailées couvertes de fourrure, dont le corps ressemble à celui d’une souris. En allemand on nous appelle Fledermaus, ce qui veut dire "souris volante".Nous sommes les seuls mammifères capables de voler. "Est-ce vrai ? dites-vous ; et les écureuils volants, alors ?" Eux ne savent que planer ; ce n’est pas pareil. Dans le premier tome de l’ouvrage Mammifères du monde (angl.), nous lisons : "Les chauves-souris sont les seuls mammifères qui volent, bien que plusieurs autres qui planent soient qualifiés de ‘volants’."

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