1997 : 8 Coups d'oeil

La santé par la bonne humeur

Selon Sueli Damergian, professeur à l’université de São Paulo, “ la bonne humeur aide les gens à être plus tolérants, à surmonter leurs déceptions et à mieux se porter sur les plans physique et mental ”. S’il faut en croire le journal brésilien O Estado de S. Paulo, la bonne humeur s’apprend au même titre que la lecture ou l’écriture. Cela demande évidemment à celui qui a le tempérament grincheux de modifier son état d’esprit. Raquel Kerbauy, professeur de psychologie, explique : “ Celui qui pense qu’il ne pourra avoir le sourire que lorsque la justice régnera dans le monde sera un éternel maussade. Après tout, il y a des injustices partout. ” Même très occupées, signale l’article, les personnes d’une bonne nature aiment le contact. Elles apprécient des choses aussi banales qu’“ un brin de causette, une friandise ou cinq minutes de bonne musique ”. Le professeur Damergian précise toutefois qu’“ il ne faut pas confondre la bonne humeur avec la frivolité ou le mauvais goût ”.

Alcool et grossesse

1997 : " Une nouvelle étude vient de confirmer qu’il existe un rapport entre consommation d’alcool pendant la grossesse et risque accru de leucémie infantile ", rapporte le journal canadien The Medical Post. L’étude portait sur 302 petits leucémiques chez qui la maladie avait été diagnostiquée à 18 mois au plus, comparés à un groupe témoin de 558 autres bébés. Les enfants dont la mère avait consommé de l’alcool au cours des deuxième et troisième trimestres de sa grossesse présentaient un risque multiplié par presque dix de contracter une leucémie myéloïde aiguë. Les conclusions de ces travaux rejoindraient celles d’autres études qui ont déjà mis en évidence le risque accru de leucémie pour les enfants en bas âge dont la mère a bu de l’alcool au cours de sa grossesse.

Assainissement de l’océan

1997 : Des dizaines de millions de litres d’eau polluée et de débris provenant des rues de Los Angeles se déversent quotidiennement dans les eaux côtières autour de la ville. Les jours de pluie, le volume peut même atteindre des milliards de litres ! La municipalité a donc organisé une campagne pour faire comprendre aux habitants que tout ce qu’ils déversent, vident ou balaient dans les rues s’en va directement dans l’océan par les collecteurs des eaux pluviales, sans être traité. Cela comprend l’huile et autres liquides perdus par les voitures, les débris végétaux provenant de l’entretien des jardins, les détritus et les déjections canines. Pour préserver l’équilibre écologique de la baie de Santa Monica, les habitants de Los Angeles sont invités à ne pas déverser de déchets dans les rues, à balayer les trottoirs plutôt que de les nettoyer au jet, à ramasser les déjections de leurs animaux, à réparer les fuites sur leurs véhicules et à recycler l’huile de vidange. Le Wall Street Journal relève que le risque de souffrir de fièvres, de vomissements, d’infections respiratoires ou de maux d’oreille est accru de 50 % quand on se baigne à moins de 350 mètres d’un point de rejet des eaux pluviales.

Abus sexuels : les enfants aussi

1997 : Selon le Saturday Star de Johannesburg, des milliers de petits Sud-Africains sont victimes d’abus sexuels de la part d’autres mineurs. Evanthe Schurink, du Conseil de la recherche en sciences humaines, attribue une partie de ces agressions au fait que leurs jeunes auteurs subissent eux-mêmes des brutalités. C’est également l’avis de Marilyn Donaldson, une conseillère pour enfants spécialisée dans les phénomènes de violence. " Dans un très grand nombre de (...) foyers, dit-elle, ces enfants sont exposés à une violence domestique effroyable, et ils s’en prennent souvent à des membres de leur famille élargie. " Beaucoup de sévices seraient également imputables à l’ennui et à la négligence des parents. " Comme il n’y a personne à la maison pour les garder quand les parents travaillent, fait remarquer Mme Donaldson, les enfants sont à la merci de leurs bourreaux. " Enfin, elle souligne un autre danger en révélant qu’elle voit de plus en plus " de petits enfants de 6 à 10 ans arriver au centre avec le sida, contracté par voie sexuelle ".

Ce que les enfants aiment et n’aiment pas

1997 : Qu’est-ce que les enfants aiment le moins faire ? Lors d’une étude réalisée par le professeur Gustavo Charmet, de l’université de Milan, la majorité des 6-11 ans interrogés ont répondu : " Rester à la maison pour regarder la télé " ou : " Rester à la maison avec maman pour faire mes devoirs. " Rien n’est plus déplaisant pour eux, écrit La Repubblica, que d’" avoir des rendez-vous ", c’est-à-dire de courir des leçons de danse à celles de piano, en passant pas les cours d’anglais. En général, ils détestent également ‘ être seuls ’. D’un autre côté, 49 % des garçons aimeraient bien que les parents " laissent les enfants jouer dehors ". Pour leur part, les filles souhaiteraient que les parents " s’amusent quand ils jouent avec leurs enfants ". Elles tiennent le raisonnement suivant : ‘ Quand maman joue avec moi, il faut qu’elle joue vraiment. Je vois bien quand elle ne s’amuse pas, et alors je ne m’amuse pas non plus. ’

Sous-marins à fourrure

1997 : On apprend dans New Scientist que la marine suédoise entretient un réseau de micros sous-marins destiné à détecter les bruits de bulles provoqués par les hélices des sous-marins. Après analyse de 6 000 rapports faisant état d’une " activité sous-marine étrangère ", rapports basés sur ces enregistrements microphoniques ou sur des observations de témoins oculaires, une commission gouvernementale a conclu de façon catégorique à la présence d’un sous-marin dans seulement 6 cas. Beaucoup d’autres alertes pourraient être dues à ce que le rapport appelle " le battement frénétique de petites pattes ". Il semble qu’en nageant les visons et les otaries produisent des bruits très comparables à ceux des hélices de sous-marins, d’où l’erreur des spécialistes de la marine.

Des amis dangereux

1997 : Le Sunday Times de Londres signale que les amis des oiseaux font peut-être plus de mal que de bien en leur mettant de la nourriture dans les jardins. Des dizaines de milliers d’oiseaux familiers des jardins de Grande-Bretagne sont en effet morts récemment à la suite d’intoxications alimentaires dues aux salmonelles, à des parasites et à d’autres micro-organismes encore non identifiés. James Kirkwood, chef vétérinaire du zoo de Londres, craint la disparition pure et simple de plusieurs espèces dans certaines régions. Les bactéries et les parasites résistants survivent de longs jours dans les matières fécales tombées dans les mangeoires ou sur le sol. Les noisettes moisies sont particulièrement dangereuses, avertit le professeur Chris Perrins, de l’université d’Oxford. " Le gouvernement interdit de vendre aux humains des noisettes gâtées, mais pas de les donner aux oiseaux ", fait-il remarquer, ajoutant : " Elles en tuent beaucoup. "

Nids à puces

1997 : Jusqu’à présent, les rigueurs de l’hiver étaient fatales aux puces. Mais, selon la revue britannique New Scientist, les choses sont en train de changer. John Maunder, du Centre d’entomologie médicale de Cambridge, signale en effet que, " depuis dix ans, la population de la puce du chat est en augmentation ". Les maisons modernes offrent désormais un abri douillet à ces puces, qui vivent aussi sur les chiens. Naguère, le froid s’accompagnait d’une chute de l’humidité relative à laquelle les larves de puces ne résistaient pas. " De nos jours, fait observer John Maunder, les maisons sont souvent si peu aérées que l’humidité relative reste élevée et qu’une période de froid, même prolongée, ne suffit plus à tuer les puces. "

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