1995 : 8 articles

Marijuana et perte de la mémoire

1995 :“Première mondiale, des chercheurs de Sydney ont démontré ce que beaucoup soupçonnaient depuis des années: les troubles de la mémoire et de la concentration provoqués par l’usage de la marijuana persistent longtemps après la dernière cigarette”, signale le Sydney Morning Herald. Les travaux, réalisés à l’Université Macquarie, ont confirmé que les dommages sont proportionnels à la quantité de marijuana fumée et à la durée de la pratique. Pire: “Ces détériorations seraient peut-être irréversibles.” Les anciens fumeurs présentaient les mêmes “altérations cognitives” que ceux qui fumaient encore. Ce n’est pas seulement la mémoire qui est atteinte, notamment chez ceux qui se sont adonnés à cette drogue pendant cinq ans ou plus; chez ces derniers, les facultés d’analyse et de concentration étaient moindres. Au vu de toutes ces informations, l’article tire cette conclusion: fumer de la marijuana modifie la physiologie du cerveau.

Espoir pour les bègues

1995 : Une mère de famille australienne qui avait été bègue dans son enfance a été bouleversée en entendant ses enfants, très jeunes, commencer à bégayer. Elle s’est donc intéressée à un programme élaboré par des orthophonistes de l’université de Sydney et d’un hôpital de la même ville. Le secret de la guérison réside apparemment dans une action aussi précoce que possible. Or, beaucoup de parents attendent, croyant à tort que leur enfant cessera de bégayer avec l’âge. Le programme “est un vrai succès, lit-on dans le Sydney Morning Herald. Il offre pour la première fois la perspective d’une guérison complète”. Alors qu’une dizaine d’heures de rééducation suffisent pour un jeune enfant, précise le journal, il en faut des centaines pour les adultes et pour les enfants d’âge moyen, sans compter celles qu’y consacrent les parents à la maison. “Quarante-trois enfants soignés alors qu’ils avaient entre deux et cinq ans ont été suivis pendant un à six ans dans le cadre d’une étude. Aucun n’a rechuté.”

Fiabilité des informations ?

1995 : En Australie, les journaux télévisés perdent de leur crédibilité, alors que la presse écrite en gagne. Selon une étude publiée dans The Australian, “la télévision [a] largement sacrifié l’exactitude, la fiabilité et l’honnêteté à la présentation d’une ‘bonne histoire’”. C’est ainsi, par exemple, que des images d’archives sont intégrées à certains reportages pour ajouter au sensationnel. Sur les 500 reportages analysés, 260 contenaient des séquences d’archives. Le spectateur s’attend normalement que le recours à ce procédé soit signalé, ce qui n’est pas toujours le cas. “L’enquête réalisée par le Centre d’études Ray Morgan, écrit The Australian, (...) révèle que le nombre de personnes pour qui la télévision est le meilleur media sous le rapport de l’‘exactitude et de la fiabilité des informations’ a chuté de plus de 12 %, passant d’un taux record de 53,7 % en 1986 à 41,5 %” en 1993.

Enfants sans surveillance

1995 : En Australie, de plus en plus de parents laissent leurs jeunes enfants seuls à la maison pendant qu’ils sont au travail ou vaquent à d’autres occupations. C’est la mise en place d’une ligne téléphonique pour enfants ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre qui a révélé ce phénomène inquiétant. On dénombre environ 35 000 appels de détresse par semaine. Le Sunday Telegraph de Sydney rapporte ces propos du directeur de la ligne: “C’est un défilé ininterrompu d’enfants en perdition, de gosses que leurs parents ont laissés seuls, et parfois sans rien à manger.” Commentaire du journal: “[C’est] révélateur de la vie de famille d’aujourd’hui.” Certains de ces enfants sont encore des tout-petits; l’un d’eux était une petite fille apeurée de quatre ans.

D’autres enjeux sur le tapis

1995 : Selon le journal australien The Sydney Morning Herald, l’ouverture de nouveaux casinos place les autorités devant un problème inattendu: “Des parents abandonnent leurs enfants pour s’adonner aux jeux d’argent.” Ainsi, plusieurs enfants ont été retrouvés enfermés dans des voitures pendant que leurs parents passaient des heures devant les tables de jeu. Pour citer un fait: à sept heures du matin la police a trouvé un petit garçon de cinq ans et sa sœur de 18 mois dans une voiture où ils étaient restés enfermés pendant cinq heures. Un casino a fait mettre, bien en évidence, des panneaux rédigés en plusieurs langues avertissant les parents qu’ils risquent une amende équivalant à 26 000 francs français et une peine de prison s’ils abandonnent ainsi leurs enfants. Selon The Herald, un employé des services sociaux a fait observer que la passion du jeu peut également coûter à l’individu “son mariage et son emploi, et le pousser à la délinquance et au suicide”.

Quand la criminalité frappe à la porte des églises

1995 : Il y a quelques années encore, les portes des églises d’Australie n’étaient généralement jamais fermées. À cause des vols, des effractions, du vandalisme et de plusieurs cas d’agression contre des ministres du culte, les choses sont en train de changer, rapporte le Weekend Australian. “C’est bien triste, mais je crains que la majorité des paroisses ne verrouillent les portes de leurs églises, a déploré John Bathersby, archevêque catholique. À mon sens, on assiste à un déclin du respect pour la religion. La sécularisation complète de la société en amène beaucoup à ne voir dans l’Église qu’une institution comme les autres; d’où la disparition du respect qu’elle inspirait naguère. Pour certains, une église est un bâtiment comme les autres.”

Femmes battues: triste record

1995 : “Les agressions de femmes par leur mari ou leur compagnon sont la forme de violence la plus répandue dans le monde”, déclare le journal The Australian, en écho à un rapport de l’ONU. Selon l’article, “une femme sur quatre dans le monde est brutalisée”. Dans certains pays, comme le Chili, la Corée du Sud, le Pakistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et la Thaïlande, la proportion est encore plus élevée. À propos du même rapport onusien, le Sydney Morning Herald révèle que dans un pays, environ 80 % des femmes sont battues. Nombre des victimes subissent en plus des violences psychologiques. Il est très difficile de mettre un terme à ces mauvais traitements, car ils ont cours en général dans le secret des maisons. Rares sont les amis, les voisins ou les membres de la famille qui osent parler.
 

Détection à cœur fermé

1995 : Des scientifiques de Victoria, en Australie, ont mis au point un nouveau détecteur d’infarctus. Le dispositif, qui se place sur la peau, contre une grosse artère du cou, permet de mesurer sans opération la fluidité du sang et les variations de pression artérielle après chaque battement de cœur. Un article du Sydney Morning Herald dit que l’on peut alors calculer par ordinateur “l’élasticité de l’ensemble du système cardiovasculaire du patient”. Le procédé semble plus fiable que les méthodes conventionnelles de dépistage des maladies cardiovasculaires. Selon l’article, même si une tension et un taux de cholestérol élevés sont de solides indicateurs de risques, “de nombreuses personnes présentant ces symptômes n’auront jamais de crise cardiaque”. Il est précisé que “le nouveau système de détection permettra d’éviter la prescription abusive de médicaments coûteux et de régimes draconiens visant à faire baisser le taux de cholestérol”.

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Date de dernière mise à jour : 05/10/2012

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