1995 : 3 articles

Passages espacés

1995 : En janvier 1994, l’Union internationale d’astronomie a officiellement enregistré l’existence d’une comète observée en mars 1993 en Australie et en France. Cette comète, que l’organisme a baptisée McNaught-Russel, les astronomes chinois pourraient bien être les premiers à l’avoir vue, et ce il y a 14 siècles! Selon New Scientist, un astronome a calculé que sa révolution autour du soleil est exceptionnellement longue: 1 419 ans. Or, d’après de très vieilles archives, des astronomes chinois ont observé une “étoile” errante, laquelle pourrait correspondre à cette comète. Ils ont rapporté leur observation au second mois lunaire de la troisième année de la période Keen Tih, un jour appelé Woo Woo — soit le 4 avril 574 de notre ère. La comète doit repasser vers l’an 3412.

La Grande Muraille végétale

1995 : La Grande Muraille de Chine, qui n’est que partiellement parvenue à repousser les invasions des forces mongoles il y a des siècles, semble enfin faire l’objet d’une reconnaissance légitime. Selon Science News, depuis les années 50, de grandes étendues ont été plantées d’arbres le long de la muraille. Ce qu’on a appelé la Grande Muraille végétale comprend quelque 300 millions d’arbres. Elle est censée constituer un rempart contre les tempêtes de poussière qui, venant du désert de Gobi et d’autres régions arides, s’abattent sur la Chine. Les résultats? Dans les années 50, Pékin essuyait chaque printemps 10 à 20 tempêtes de poussière, au cours desquelles la visibilité était réduite à moins de un kilomètre pendant 30 à 90 heures par mois. Mais dans les années 70, le nombre des tempêtes est tombé à moins de cinq chaque printemps, ne réduisant pas autant la visibilité, et ce pendant moins de dix heures par mois. Science News cite un spécialiste de l’atmosphère pour qui ces vastes zones forestières “constituent probablement l’un des programmes de modification du climat les plus offensifs du XXe siècle”.

Le coût de la soupe

1995 : La spécialité gastronomique des restaurants de Hong-Kong et d’autres villes d’Asie est un nid d’oiseau, souvent préparé en soupe. Selon l’International Herald Tribune, de nombreux Chinois considèrent ces nids cuisinés non seulement comme un mets délicat, mais aussi comme un fortifiant. Les associations pour la sauvegarde de la nature estiment que la seule ville de Hong-Kong a consommé quelque 17 millions de nids de salanganes en 1992. En raison des récoltes intensives le prix de gros des nids a atteint le chiffre record de 2 600 francs français le kilogramme. Les nids de qualité supérieure peuvent coûter jusqu’à huit fois plus. Mais les salanganes paient un tribut bien plus élevé. En effet, la destruction des œufs et des oisillons au moment de la récolte des nids entraîne le déclin de certaines colonies et l’extinction d’autres.

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Date de dernière mise à jour : 19/08/2012

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×