Gabon

Devise nationale : Union, Travail, Justice

La République gabonaise ou Gabon est un pays situé à l'ouest de l'Afrique centrale, sur l'équateur, faiblement peuplé. Voisin du Congo-Brazzaville, de la Guinée équatoriale et du Cameroun, c’est un pays forestier où la faune et la flore sont encore bien conservées. Anciennement impliqué dans le commerce triangulaire, puis colonie française, le Gabon est indépendant depuis 1960.

Le Gabon étant situé sur l'équateur, son climat est de type équatorial, c'est-à-dire chaud et humide, avec une alternance de saisons sèches et de saisons des pluies au cours de l'année.
On distingue trois régions : les plaines côtières (larges de 20 à 300 km), les massifs montagneux (monts de Cristal au nord-est de Libreville, le massif du Chaillu au centre, culminant à 1 575 mètres au mont Iboundji), et les plateaux.
Le fleuve le plus important est l'Ogooué, long de 1 200 km.
85% du territoire est recouvert par la forêt.

Langue officielle = Français

Monnaie = Franc CFA 

Capitale = Libreville

2008 = 1 429 820 habitants (+ 29 820) : Président de la nation = Omar Bongo élu le 2 décembre 1967

2007 = 1 400 000 habitants

 

 

Le Gabon, un refuge pour la faune
IMAGINEZ-VOUS une plage au bord de laquelle des éléphants broutent, des hippopotames barbotent et des baleines ou des dauphins se rassemblent ? La côte africaine offre, sur une centaine de kilomètres, ce genre de tableau.
Pour que l’on continue longtemps d’admirer de telles scènes, cette zone littorale exceptionnelle doit être préservée. Heureusement, des mesures ont été prises dans ce sens le 4 septembre 2002, jour où le président de la République gabonaise, Omar Bongo, a annoncé que 10 % du pays, dont des bandes côtières vierges, seraient désormais classés comme parcs nationaux.


Ces étendues sauvages, qui couvrent en tout 30 000 kilomètres carrés, soit la taille de la Belgique, présentent une grande richesse. “ Le Gabon a le potentiel pour devenir une Mecque attirant des quatre coins du globe des pèlerins en quête de merveilles de la nature encore intactes ”, a souligné le président Bongo.
Qu’est-ce qui fait l’importance de ces réserves ? Le Gabon est encore boisé à 85 %, et pas moins de 20 % des espèces végétales qui y poussent sont endémiques. Ses forêts équatoriales sont le refuge des gorilles, des chimpanzés, des éléphants de forêt et de bien d’autres espèces menacées. Les tout nouveaux parcs feront du Gabon un gardien éminent de la biodiversité africaine.


Loango : une plage sans équivalent
Le parc national de Loango est peut-être l’une des destinations d’Afrique les plus prisées par les amoureux de la nature. Il conserve des kilomètres de littoral intact, bordé par des étangs d’eau douce et la forêt équatoriale dense. Toutefois, ce qui rend les plages de Loango fantastiques, ce sont surtout les animaux qui s’y promènent : hippopotames, éléphants, buffles, léopards et gorilles.
Pourquoi ces plages de sable blanc attirent-elles les animaux de la forêt ? Parce qu’elles sont longées de pâturages, où les hippopotames et les buffles peuvent brouter, et de rôniers, des palmiers dont les fruits abondants attirent les éléphants comme les bonbons attirent les enfants. Mais c’est avant tout en raison de l’absence de l’homme. Les seules empreintes sur le sable sont celles d’animaux.
C’est parce que l’homme ne vient pas troubler ces lieux que les tortues-luths, menacées d’extinction, choisissent d’y pondre leurs œufs. Les guêpiers gris-rose ont les mêmes goûts ; ils creusent leurs nids en colonie dans le sable à peine quelques mètres au-dessus du plus haut niveau de la marée. Les mois d’été, plus de mille baleines à bosse viennent s’accoupler dans les eaux calmes de Loango.


Deux immenses étangs séparent les plages de Loango de la forêt équatoriale. Ils constituent l’habitat idéal des crocodiles et des hippopotames. Ces mers intérieures, frangées de mangrove, sont très poissonneuses. Les pygargues vocifères et les balbuzards pêcheurs en écument les eaux, laissant les zones moins profondes aux martins-pêcheurs multicolores. Les éléphants, qui raffolent de l’eau, traversent joyeusement ces lagunes pour rejoindre la plage et se gaver de leurs fruits préférés.
Dans la forêt, les singes sautent d’une branche à l’autre dans la canopée. Des papillons aux couleurs vives volettent dans les clairières ensoleillées. Des roussettes passent leurs journées suspendues à leurs arbres favoris, et leurs nuits à s’acquitter d’une tâche capitale : répandre des graines à travers la forêt. À l’orée des bois, d’étincelants soui-mangas aspirent le nectar des arbres et des buissons en fleurs. C’est à juste titre que Loango a été décrit comme “ un endroit où l’on peut saisir l’âme de l’Afrique équatoriale ”.


La Lopé : l’un des derniers bastions des gorilles
Le parc national de la Lopé comprend de vastes portions de forêt pluviale vierge ainsi que, dans le nord, une mosaïque mêlant savane et forêt-galerie. C’est un lieu rêvé pour observer des gorilles, des chimpanzés ou des mandrills en liberté. Entre 3 000 et 5 000 gorilles sillonnent les 5 000 kilomètres carrés de la zone protégée.
Augustin, un ancien responsable du parc, se souvient de la rencontre incroyable qu’il a faite avec un gorille en 2002 : “ Je marchais dans la forêt quand je suis tombé sur une famille de quatre gorilles. Le mâle, un énorme ‘ dos argenté ’ d’environ 35 ans, s’est campé devant moi. Il devait faire au moins trois fois mon poids. Conformément aux consignes pour ce genre de situation, je me suis immédiatement assis, j’ai baissé la tête et regardé le sol en signe de soumission.

 Le gorille est venu s’asseoir à côté de moi et il a posé sa main sur mon épaule. Puis il a saisi ma main, l’a ouverte, et en a examiné la paume. Une fois convaincu que je ne représentais pas de menace pour sa famille, il est parti tranquillement dans la jungle. Ce jour-là, que je ne suis pas prêt d’oublier, j’ai découvert combien il est fascinant de côtoyer les animaux dans leur habitat. Bien que les gens les tuent pour leur viande ou parce qu’ils les croient, à tort, dangereux, les gorilles sont des animaux paisibles qui méritent notre protection. ”


Dans le parc de la Lopé, les mandrills (de grands babouins) s’assemblent en bandes comptant parfois plus de mille individus. Ce parc rassemble l’une des plus importantes communautés de primates du monde, et sûrement l’une des plus bruyantes. Un visiteur camerounais raconte ce qu’il a vécu avec l’un de ces groupes :
“ Notre guide a détecté les mandrills grâce aux colliers radio que portent plusieurs d’entre eux. Nous sommes allés en avant de la horde, avons vite dressé un affût camouflé et l’avons attendue. Pendant 20 minutes nous avons écouté la musique de la forêt, exécutée par une foule d’oiseaux et d’insectes. Cette tranquillité a brusquement été rompue par l’approche des mandrills. Le craquement des branches et les cris sonores me donnaient l’impression qu’un orage violent arrivait. Mais quand j’ai vu les premiers mandrills, ils m’ont davantage fait l’effet d’une avant-garde d’armée.

 Les grands mâles étaient en première ligne, avançant rapidement sur le sol, tandis que les femelles et les jeunes sautaient de branche en branche. Soudain, un grand mâle s’est arrêté net et a regardé autour de lui avec suspicion. Un jeune, qui évoluait dans la canopée, nous avait repérés et avait donné l’alerte. Les singes ont tous accéléré le mouvement, et ils sont devenus encore plus bruyants, car ils hurlaient de contrariété. Quelques instants plus tard, ils avaient disparu. Le guide en a compté environ 400. ”


Les chimpanzés, au moins aussi tapageurs que les mandrills, sont encore plus difficiles à repérer, parce qu’ils se déplacent avec vélocité dans la forêt, cherchant constamment de la nourriture. Ce que les visiteurs ne manquent jamais de voir, ce sont les singes hocheurs, qui bondissent parfois dans la savane à la lisière de la forêt. L’hôte le plus reclus de la Lopé est sans doute le singe à queue de soleil, une espèce endémique découverte il y a seulement une vingtaine d’années.


Les grands oiseaux de la forêt au plumage chamarré, comme les touracos et les calaos, signalent leur présence par des cris rauques. À peu près 400 espèces d’oiseaux ont été recensées dans le parc, ce qui en fait le lieu de rendez-vous des ornithologues amateurs.


Un sanctuaire de la biodiversité
Les parcs de Loango et de la Lopé ne sont que deux des 13 parcs nationaux du Gabon. Les autres préservent la mangrove, protègent une flore qui n’existe nulle part ailleurs et sauvegardent des escales pour des oiseaux migrateurs. “ Le Gabon a mis à l’abri les meilleurs écosystèmes du pays, explique Lee White, de la Wildlife Conservation Society. Ce n’est pas tant la superficie que la qualité de ces zones qui compte. En 2002, c’est un système optimal de parcs nationaux qui a été créé du jour au lendemain, un système qui préserve toute la biodiversité du pays. ”


Bien entendu, de nombreux problèmes demeurent, comme le reconnaît ouvertement le président Bongo : “ Il s’agit d’une entreprise planétaire qui exigera sans l’ombre d’un doute des sacrifices à court et à long terme, si nous voulons réaliser notre ambition de léguer ces merveilles de la nature aux générations futures. ”

 

 

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Commentaires (3)

1. zeineb hafiani 21/07/2010

j'adore le gabonnnnnnnn

2. boulmane lahcen (site web) 25/07/2010

bonsoir tout lihapitane gabonise jem je sx une vaoyer une gabone alore numero de tel +212615943820

3. BENGA ludmilla délhys 03/08/2010

ET SI LE PARADIS ETAIS SUR TERRE CE SERA AU GABON, quel si BEAU pays.......ENFIN, je vais visiter

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