Stress chez les jeunes

Des enfants victimes du stress (2009)

“ Je n’ai pas eu le temps de tout faire. Je suis fatigué ”, répond Pablo, 8 ans, à sa maîtresse qui lui demande s’il a fait ses devoirs. Comme ce petit Espagnol aux yeux ensommeillés, beaucoup d’enfants affrontent des journées longues et épuisantes, où le travail en classe et à la maison dépasse parfois les douze heures. Qu’est-ce qui justifie des journées aussi longues ?
Certains parents inscrivent leurs enfants à des activités extrascolaires pour les occuper “ jusqu’à ce que papa ou maman soit rentré ”. D’autres leur imposent un emploi du temps chargé parce qu’ils veulent les voir exceller à l’école et, plus tard, poursuivre une carrière brillante. C’est dans ce but que de nombreux Sud-Coréens envoient leurs adolescents dans des “ boîtes à bac ”, où ces derniers doivent se plier à un programme exténuant, parfois de 7 h 30 du matin jusqu’à minuit, si ce n’est plus, et ce, sept jours sur sept dans certains cas. “ Leur obsession à vouloir faire entrer leurs enfants dans les universités les plus cotées relève ni plus ni moins d’‘ un combat ’ ”, rapporte un article du New York Times.


D’après l’hebdomadaire espagnol Mujer hoy, “ les parents qui ‘ poussent ’ leurs enfants veulent ce qu’il y a de mieux pour eux, mais ils ne mesurent pas que ce qu’ils réclament exige une véritable performance ”. Pour répondre à leurs attentes, il arrive que les enfants se montrent trop exigeants avec eux-mêmes, s’imposant du même coup un énorme stress. “ Selon ce que nous avons pu observer, les jeunes sont surchargés ”, déplore Antonio Cano, président de l’Association espagnole d’étude de l’anxiété et du stress. D’après un autre spécialiste, 40 % des Espagnols de moins de 15 ans sont trop stressés. Une telle pression peut se payer très cher. Il arrive même qu’elle mène au suicide. En Corée du Sud, par exemple, “ chez les jeunes de 10 à 19 ans, le suicide est la deuxième cause de décès après les accidents de la route ”, signale le New York Times.


Il est normal que les jeunes travaillent dur à l’école, et leurs parents devraient faire tout leur possible pour les aider, car ces années de scolarité ne dureront pas éternellement ! Mais “ les enfants ne sont pas des adultes. Ils ne sont pas capables de supporter des journées aussi longues et aussi épuisantes ”, rappelle Irene Arrimadas, une enseignante. Les parents attentionnés veilleront donc à ce que leurs enfants disposent d’un temps suffisant pour se reposer et se livrer à des activités saines en famille. Le sage roi Salomon a souligné la nécessité de se montrer équilibré lorsqu’il a écrit : “ Mieux vaut une poignée de repos qu’une double poignée de dur travail et de poursuite du vent. ” — Ecclésiaste 4:6.

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