Asperger (syndrome)

Comment faire face au syndrome d’Asperger

Vous voulez avoir des amis, mais il vous est difficile de faire la conversation. Par contre, vous pouvez parler pendant des heures de votre sujet de prédilection. Votre vie est gouvernée par la routine ; le changement vous perturbe. Vous êtes souvent inquiet, contrarié, et parfois déprimé.
Les gens ne vous comprennent pas. Ils vous trouvent bizarre, difficile à vivre, voire impoli. Vous avez du mal à saisir les pensées et les sentiments des autres, surtout parce que vous ne savez pas interpréter les expressions du visage ni le langage du corps. Voilà le type de situations que rencontrent couramment nombre de personnes atteintes du syndrome d’Asperger (SA).
Les sujets souffrant du SA ont un physique normal, et beaucoup sont dotés d’une grande intelligence. Toutefois, ils présentent un trouble du développement neurologique, qui a une incidence sur leur façon de communiquer et leurs rapports avec leur entourage. Ce syndrome englobe diverses caractéristiques, et les atteintes varient d’un individu à l’autre. Il est cependant possible de surmonter les difficultés liées au SA.
Enfin un diagnostic !


Petite, Claire était renfermée et très peu loquace. Elle évitait le contact visuel et avait peur de la foule. Elle a manié le langage très tôt, mais elle parlait sur un ton monocorde et employait le moins de mots possible. Elle se plaisait dans une routine rigide ; le moindre changement l’angoissait.
Les enseignants de Claire, croyant qu’elle était de mauvaise volonté, s’impatientaient contre elle ; ses camarades la harcelaient. Sa mère souffrait quant à elle d’être injustement rendue responsable de son comportement. Elle a fini par lui faire la classe à la maison, jusqu’à la fin de sa scolarité.
Par la suite, Claire a occupé plusieurs emplois, mais les a tous perdus, faute de parvenir à s’adapter à ce qui perturbait sa routine et à faire ce qu’on attendait d’elle. La directrice d’une clinique où elle a travaillé en dernier s’est rendu compte que quelque chose n’allait pas. Finalement, on a diagnostiqué chez Claire le syndrome d’Asperger ; elle avait alors 16 ans.


Ce syndrome doit son nom au docteur Hans Asperger, qui, en 1944, a été le premier à le décrire. Mais ce n’est que récemment que des recherches considérables ont été menées pour comprendre et aider les personnes, de plus en plus nombreuses, chez qui on le diagnostique. Les chercheurs ne savent pas s’il s’agit d’une forme moins sévère de l’autisme ou d’un trouble distinct. Ses causes demeurent inconnues à ce jour. Quoi qu’il en soit, il n’est pas dû à un manque d’affection ni lié à l’éducation.
COMMENT AIDER UNE PERSONNE ATTEINTE DU SYNDROME D’ASPERGER
Intéressez-vous à elle et efforcez-vous de faire sa connaissance. Bien qu’il puisse lui coûter d’engager la conservation, sachez qu’elle a besoin d’amis et qu’elle souhaite s’en faire. Elle n’est pas volontairement difficile.
Soyez patient et efforcez-vous de comprendre ses problèmes. Soyez conscient également qu’il faut lui expliquer les choses avec précision et sans ambiguïté, car elle peut prendre vos propos au pied de la lettre. Si un changement doit être apporté dans ses habitudes, donnez-lui des explications détaillées, peut-être en lui montrant ce que vous attendez d’elle désormais.


Si vous constatez chez elle une inquiétude obsessionnelle au sujet d’une parole ou d’une action qui l’a peinée, incitez-la à se concentrer sur une belle image ou à écouter de la musique apaisante

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site